Signes cliniquesLa mélancolie représente la forme majeure des états dépressifs. Qu'elle soit réactionnelle à un événement ou d'apparence spontanée, elle s'installe progressivement sur plusieurs semaines. Il n'existe généralement aucun rapport compréhensible entre les symptômes mélancoliques et la situation familiale ou sociale du patient. Cependant, un événement psychologique émotionnel a pu jouer le rôle de facteur déclenchant.
Début : Le début est habituellement progressif et insidieux. Pendant quelques semaines le malade se sent envahi par le découragement, l'insécurité. Il devient sombre, pessimiste, morose, sans élan. Son humeur est triste. La fatigue et un malaise général lui font cesser ses activités sociales, professionnelles... Sa volonté s'effondre et il se désintéresse de toute distraction. L'insomnie est précoce et constante. Le patient éprouve parfois des sensations physiques pénibles dans le corps.
Période d'état : Elle se trouve réalisée en quelques semaines, plus rarement en deux ou trois mois. L'aspect du mélancolique est pâle, prostré, immobile, muet ou ne proférant que plaintes et gémissements. Son visage devient tragique, ses traits sont décomposés. Il déambule lentement jour et nuit en proie à une angoisse très perceptible.
Chez les femmes, on constate souvent une aménorrhée. Le ralentissement du tractus digestif entraîne des constipations, de l'aérophagie, un pouls inconstant, une tendance à l'hypotension.
Quand il communique, c'est pour s'accuser de fautes antérieures ou demander qu'on mette fin à sa vie. Il existe alors un grand risque suicidaire (impulsion-suicide).
Le syndrome mélancolique comprend une humeur triste, un ralentissement idéomoteur, des idées de suicide, une réticence aux sollicitations, des insomnies, des troubles digestifs, une perte d'appétit, un désintérêt global. La communication, quand elle démarre, est lente, les réponses sont proférées à voix basse, entrecoupées de soupirs. Le discours est centré sur la personne. Toutes ces idées pessimistes orientées vers la faute ou le malheur ont pour conséquence les conduites suicidaires du mélancolique.
La réticence : C'est un symptôme très fréquent, à tous les stades de la maladie. Le malade ne parle pas ou dissimule, diminue, amoindrit les troubles qui l'envahissent. Il taira en particulier les idées de suicide.
La réticence est un signe de dangerosité. Une amélioration apparente peut n'être qu'une façade pour endormir la surveillance.
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Dans quelle mesure nos sentiments naissent-ils du vide sur lequel nous vivons?
