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 Emploi/scolarité et trouble psychiques: tenir bon!

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mariamélie
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MessageSujet: Emploi/scolarité et trouble psychiques: tenir bon!   Mar 22 Avr 2008 - 15:06

Ce que les employés ayant une déficience psychique veulent
savoir

Des stratégies et des conseils pour le maintien de l’emploi à
l’intention des employés ayant une déficience psychique et de leurs
pairs


  • Dites quand arrêter
Est-ce que quelqu’un qui remplissait votre tasse de café vous a déjà
demandé de lui dire « quand arrêter » (en d’autres mots, quelle
quantité de café vous désirez dans votre tasse)? Nous devons
apprendre à nous accepter et à comprendre qu’il est correct de dire
« J’en ai assez maintenant ». Souvent, nous ne nous sentons pas à
la hauteur même dans les meilleurs moments, donc lorsque nous
sommes devant une charge de travail irréaliste, nous avons de la
difficulté à demander de l’aide.
Nos attentes à notre égard sont souvent bien trop élevées. Nous
voulons bien faire notre travail et nous voulons plaire à nos
superviseurs et à nos collègues. Nous devons adopter une attitude
réaliste vis-à-vis nos tâches et, lorsque nous commençons à nous
sentir dépassé, nous devons évaluer notre situation avec quelqu’un
en qui nous avons confiance (un collègue, un ami ou un fournisseur
de service). Nous travaillons souvent de manière acharnée pour
réparer les échecs passés. De cette manière, nous risquons
d’échouer à nouveau en plaçant la barre trop haute et en en faisant
trop.
Tout le monde sait ce que c’est de se sentir dépassé par le travail. Il
s’agit d’une chose normale. Nous ne pouvons nous permettre de
nous retrouver coincé dans cette situation. Si vous vous sentez
dépassé, ne craignez pas d’en parler. N’attendez pas d’être
complètement à bout. Parlez-en avec votre superviseur. Peut-être
qu’une mesure de soutien pourra être mise en place ou qu’il existe
des solutions de rechange ou des stratégies sur lesquelles vous
pourrez travailler ensemble afin d’alléger votre charge de travail.

  • Ne vous comparez pas aux autres (à vos collègues)
Nous avons tous tendance à se comparer aux autres. Lorsque nous
avons des problèmes de santé mentale, cette habitude peut prendre
des proportions incroyables. Notre estime de soi et notre confiance
ne sont pas aussi fortes que nous le souhaitons et nous pouvons
facilement adopter cette façon de voir les choses. Nous croyons
que nous devrions en faire autant que les autres et que nous
devrions faire aussi bien qu’eux. Cela peut être une véritable pierre
d’achoppement.
Si vous commencez à vous comparer aux autres, arrêtez-vous et
dites-vous que vous avez vos propres compétences, dons et
qualités. Peut-être qu’un conseiller, un psychiatre, un membre de la
famille ou un ami vous l’a déjà dit, et c’est vrai! Croyez-le. Les gens
sont souvent de mauvais juges pour eux-mêmes. Ils amplifient leurs
faiblesses et minimisent leurs forces. Laissez le travail d’évaluation
à votre supérieur.

  • Restez calme
Vous avez déjà lu cette directive dans les instructions en cas de feu
affichées dans les ascenseurs ou les chambres d’hôtel. Essayez de
bien la mémoriser. Axez-vos journées sur celle-ci. En tant que
personne ayant une déficience psychique, nous pouvons être à ce
point anxieux que nous nous retrouvons dans un état d’anxiété
constant au travail. Essayez de relaxer. Il n’y a rien qui ne peut être
arrangé. Vous faites des erreurs comme tout le monde. Voilà une
des caractéristiques de l’être humain.
Essayez de ne pas vous laisser engloutir dans l’ambiance qui vous
entoure. Le monde rapide d’aujourd’hui n’est pas toujours favorable
au maintien de la santé mentale. Si vous travaillez dans un milieu
où le rythme est effréné, ne vous laissez pas aller à celui-ci. Vous
ne pouvez pas vous le permettre.

  • Vos priorités : vous et votre santé
Les personnes ayant une déficience psychique ont de la difficulté à
se concentrer sur elles et sur leur santé. Cela peut être la raison
pour laquelle elles tombent malade ou sont touchées par des
problèmes de santé mentale. N’oubliez pas que si vous n’accordez pas la priorité à votre santé, vous serez perdant. Vous serez celui
qui souffre de symptômes de plus en plus importants ou même
d’invalidité totale. La durée de votre vie active dépend de la priorité
que vous accordez à votre santé mentale.


  • Soyez conscient de votre valeur
Ce point est vraiment important. Ce n’est pas parce que vous avez
été touché par une maladie ou un trouble que vous êtes inutile ou
incapable de travailler. Nous devons constamment éloigner nos
pensées négatives. Croyez en votre valeur car elle est bien réelle.
Non, ce n’est pas la fin du monde
Nous avons tendance à penser que si ce travail ne fonctionne pas,
notre vie est finie. Nous croyons instantanément que nous ne
décrocherons jamais un autre emploi. Tout n’est pas noir ou blanc.
Il existe une zone grise et il y a toujours d’autres options. Si cet
emploi ne vous convient pas, vous en trouverez un autre. En tant
que consommateurs, nous portons souvent un regard extrêmement
négatif sur les choses qui nous entourent. L’idéal serait de pouvoir
évaluer avec justesse les différentes situations.

  • Protégez-vous!
Comptez sur votre réseau de soutien. Utilisez tous les moyens mis
à votre disposition pour rester dans la partie : votre famille, vos
amis, votre foi, l’auto-assistance et les fournisseurs de services de
soutien.
Allez chercher de l’aide lorsque vous en avez besoin. Il n’y a
aucune honte à cela. Nous avons tous besoin des autres et les
personnes efficaces le savent. La plupart d’entre nous ont tendance
à s’isoler, à fulminer ou à ruminer lorsqu’ils sont stressés. Il s’agit là
des pires choses à faire. Gardez le contact avec vos amis et vos
confidents.
Toutes les personnes rencontrées ont mentionné que le fait d’avoir
un réseau de soutien est un atout. Elles ont également souligné
l’importance d’être entouré de gens de confiance qui peuvent les
appuyer.
Votre travail ne doit pas se trouver au centre de votre vie
Une autre pierre d’achoppement pour bon nombre d’entre nous est
que nous amenons les problèmes de la journée à la maison. Ainsi, il
est difficile de se reposer du travail. Si nous voulons assurer la
longévité de notre vie active, nous devons laisser le travail derrière
nous. Vous n’êtes pas payé pour penser continuellement à votre
travail. Nous repensons tous à notre journée par moment mais il ne
faut pas laisser l’obsession et les préoccupations prendre le dessus!

  • Un jour à la fois
Des recherches ont démontré que la conscience totale, c’est-à-dire
être pleinement conscient du moment présent, est une stratégie qui
a fait ses preuves pour combattre la dépression et l’anxiété. Ne
laissez pas les préoccupations passées ou futures occuper votre
esprit. Nous ne pouvons gérer que ce que nous avons devant nous.
Vous avez le droit d’apprécier la vie et de ne pas être contrôlé par
les préoccupations associées à votre travail.
À toutes les fois que vous vous entendez dire « et si… » c’est signe
qu’il y a un problème. Par exemple, bon nombre de consommateurs
sont préoccupés par le fait d’être congédiés ou par l’échéance de
leur contrat de travail. Travailler sur des problèmes hypothétiques
ne peut qu’engendrer une grande anxiété et une grande
impuissance. Si le problème qui vous préoccupe survient, vous
pourrez alors faire tout ce qui est en votre pouvoir pour tenter de le
résoudre.

  • Acceptez les compliments
Prenez le temps de vous féliciter pour votre travail. Lorsqu’on a une
faible estime de soi, nous avons tendance à croire que presque tout
ce que nous faisons est sans conséquence. Cela est bien loin de la
réalité. Prenez le temps, sur une base régulière, de penser à tout ce
que vous faites. Les gens ayant une déficience psychique sont des
personnes incroyables. Nous sommes résilients. Nous continuons à
essayer peu importe les probabilités qui jouent contre nous. À
toutes les fois que vous essayez, soyez fier de vous.

  • Rédigez un journal
Une autre manière de gérer les problèmes associés au travail est
de tenir un journal de vos pensées et de vos sentiments. Cela n’a
pas à être un travail rigoureux et peut vous être d’une grande utilité
pour organiser vos idées objectivement. Vous n’avez qu’à écrire les
choses qui vous préoccupent puis à faire un remue-méninge pour
trouver des solutions possibles à celles-ci. Pensez à la tournure que
vous aimeriez que prennent idéalement les choses. Généralement,
lorsque vous les rédigez, ces choses se placent d’elles-mêmes.


  • Renseignez-vous sur votre régime d’avantages sociaux des employés
Profitez au maximum des services offerts par votre régime
d’avantages sociaux des employés si vous en avez un. Les régimes
sont tous différents donc vous devez vous renseigner pour savoir ce
qu’offre le vôtre. Par exemple, certains régimes couvrent un certain
nombre de massages et vous permettent de consulter un
psychologue qui pourra peut-être vous aider à résoudre le problème
qui vous tracasse au travail. Vous pouvez également consulter un
conseiller si votre employeur offre un programme d’aide aux
employés (PAE).


  • Informez-vous au sujet des services de santé mentale locaux offerts après les heures de travail
Si vous ne voulez pas prendre congé pour des raisons de santé
mentale, sachez que l’aide communautaire est de plus en plus
importante et offerte sous la forme de groupes d’auto-assistance et
d’assistance par les pairs, de lignes d’écoute téléphonique, de
maisons d’hébergement, d’équipes mobiles d’intervention
d’urgence, de conseillers et de travailleurs à l’intervention d’urgence
qualifiés. Ces formes d’aide peuvent être offertes à l’urgence de
votre hôpital général après les heures de travail régulières.


  • La thérapie cognitivo-comportementale (TCC)
Il peut s’agir d’une forme de thérapie très utile pouvant vous offrir
des outils que vous pouvez utiliser sur une base régulière pour
composer avec les problèmes associés à votre emploi comme la
dépression, l’anxiété, les peurs et les phobies.


  • Naviguez sur le Web
Le Centre for Psychiatric Rehabilitation dispose d’une liste d’envoi
de courriels gratuite portant sur les mesures de soutien à l’école et
au travail à laquelle vous pouvez vous inscrire sur leur site Web.
Même si bon nombre des discussions concernent la Americans with
Disabilities Act (ADA), elle peut tout de même vous apporter du
soutien, vous fournir des informations sur les manières utilisées par
d’autres personnes pour gérer les problèmes et vous donne
l’occasion de poser vos propres questions qui seront transmises par
le biais de la liste d’envoi.



Texte extrait d'une brochure de l'association canadienne pour la santé mentale. Voir la brochure au complet: cliquez ici

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Je vis avec mes émotions. Je suis ce que je ressens. Je vis au travers, à travers. Le coeur au bord des lèvres et les nerfs à fleur de peau. Je pleure la misère du monde à 8H et saute de joie à 9H. Enfant intérieur trop présent... dans un monde qui ne laisse pas de place à l'insouciance. Je porte mes chaines, et j'avance quand même... et je découvre que le chemin n'est pas tracé.©


"C'est parce qu'on imagine simultanément tous les pas qu'on devrait faire qu'on se décourage, alors qu'il s'agit de les aligner un à un." (Marcel Jouhandeau)

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