Forum Agoraphobie et Phobie Sociale - entraide


 
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Andariel
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Andariel

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MessageSujet: Bonjour   Sam 20 Oct 2012 - 19:36

Je suis nouveau, je ne sais pas pourquoi mais le forum "présentation" est verrouillé pour moi (en tout cas je ne peux poas poster).

J'ai la quarantaine et je crois être phobique social depuis l'adolescence (14-15 ans). Phobique social "tendance lourde", personnalité évitante également depuis l'adolescence.

Je vis seul depuis toujours, je n'ai aucune vie sociale en dehors de mon travail. J'ai un ou deux "amis" que je ne vois qu'au travail.

Je n'ai jamais vu de psy, n'ayant découvert l'existence de la phobie sociale que très récemment - quelques années. Auparavant je pensais simplement être un timide maladif.

Je pense que l'origine de ma phobie vient du fait que mes deux parents ont tous deux souffert - et souffrent encore - d'anxiété à un niveau pathologique. D'autre part mon père était aussi un misanthrope qui m'a dit tout mon enfance que les autres étaient des salauds et que je devais me méfier de tout le monde (!)

Inutile de dire que cette "éducation" a été un franc succès, aujourd'hui je ressemble à mon père, je me méfie de tout le monde, je suis évitant au dernier degré.

J'ai déjà rencontré des phobiques sociaux mais ça a été une expérience difficile parce que j'étais de moin le plus âgé, les autres n'avaient pas 25 ans et tous étaient sous thérapie et plein d'optimisme, ce qui m'a fait me sentir encore plus seul...
Je n'ai pas réussi à nouer des liens avec qui que ce soit en raison de ce profond sentiment d'infériorité qui m'habite sans cesse et qui me fait fuir toutes les situations sociales.

Je suis dépressif, je souffre aussi d'acouphènes et ça me rend encore plus dingue et encore plus déprimé.

Je ne suis pas de psychothérapie parce que la honte est trop forte, et de toute manière je n'attend rien d'une thérapie: même si je devais aller mieux ma vie est derrière moi, je n'ai plus vingt ans.
Je deviendrai un asocial sous anxiolytiques au lieu d'un asocial hyperanxieux.

Pour couronner le tout il y a des rumeurs de licenciement dans ma boîte, et le boulot étant la dernière chose qui me permette de tenir le coup, je suis très inquiet.

Je pense beaucoup à la mort mais je ne suis apparemment pas encore assez désespéré pour passer à l'acte: paradoxalement ma PS me laisse vivre une vie qui peut paraître à peu près normale pour une personne extérieure, du moins tant que j'ai un boulot et que je peux encore entrer dans un magasin faire une course. Si je perds mon boulot par contre tout l'immense et fragile édifice d'évitements qui me maintient en vie et me permet encore de donner le change s'effondrera.

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mademois'ailes
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MessageSujet: Re: Bonjour   Dim 21 Oct 2012 - 2:23

Bonsoir Andariel.

Quelle histoire !
On comprend bien ici que les phobies peuvent être entretenues dans un certain milieu, et sensibiliser des personnes à devenir par leu propre chef ensuite elles mêmes phobiques!

Déjà, le fait que vos parents (votre père) vous ait transmis cette méfiance aux yeux du monde n'arrange en rien votre situation.

Déjà Vous avez un travail, chose que je trouve génial, et puis des liens sociaux, ce qui n'est qu'encouragement et bienfait !

Sachez que vous n'êtes pas seul, ici nous sommes tous plus ou moins phobique à différents niveaux.

Il n'y a pas de quoi avoir honte de votre état, il faut déjà pouvoir accepter le fait que vous êtes phobique et non pas un monstre ou un être ayant à ressentir une quelconque honte !!

De plus, nous avons tous nos faiblesse, moi, personnellement, la FOULE et les lieux PUBLICS !
Mais j'apprends peu à peu, à me dire que je n'ai pas à avoir honte car après tout, je suis comme chacun sauf que moi j'ai du mal point.

Ne vous sous-estime pas, ça ne fera qu'empirer le pblm.

Et si vous me parliez un peu plus de votre enfance avec vos phobies?

PS : Je vais dormir moi, je suis erreintée, Je vous répondrais sans doute demain ! :tchao:
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Andariel
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MessageSujet: Re: Bonjour   Lun 22 Oct 2012 - 21:45

Bonjour mademois'ailes,

merci de votre réponse. C'est tellement rare que des personnes s'intéressent à mon cas...
Oui, mon travail c'est la seule chose qui me socialbilise encore un peu: si je le perds comme ça à l'air de se préciser - peut-être un peu avant la fin de l'année - alors je serai complètement esseulé.

La honte fait partie de moi depuis si longtemps que je ne peux pas envisager de ressentir autre chose, et ça ne va qu'en empirant, autour de moi les gens réussissent leur vie, vont de l'avant, se font des amis, se marient, ont des enfants, achètent une maison, toutes choses qui resteront à jamais hors de ma portée.

Dans mon cas il ne s'agit pas d'une faiblesse au sens où tout le monde en possède, mais d'un handicap très lourd, qui de mon point de vue n'a rien à "envier" à un handicap physique, à cette différence près que personne ne se doute de mon handicap et que je n'ai donc droit à aucun égard.

Mon enfance a été heureuse jusqu'à l'entrée en primaire, ensuite les choses se sont dégradées petit à petit, à la fois à l'école et à la maison où mon père a commencé son travail de sape contre moi mais aussi contre ma mère, il nous harcelait sans cesse. Le souvenir que j'ai de cette période c'est une peur continuelle de le voir "pếter les plombs". Inutile de dire qu'il n'a pas été pour moi l'exemple paternel dont j'aurais eu besoin pour m'affirmer.

La peur des lieux publics je la subis aussi indirectement, moi ce sont les gens qui me font peur, mais j'arrive quand même à la surmonter dans des lieux familiers, par contre j'évite les endroits nouveaux comme la peste.


Amicalement




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mademois'ailes
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MessageSujet: Re: Bonjour   Lun 22 Oct 2012 - 22:10

Bonsoir,
Déjà sachez Andariel que je suis la dans le but de soutenir et aider mon prochain. Et écouter une personne fait tellement de bien à la personne qui quelque part se confie je dirais.

À ce que je vois vous avez en vous une partie très pessimiste...
Je comprends bien que chacun à sa propre histoire.
Mais lire un tel post me fait mal pour vous.
Non pas que ce soit de la pitié.
Plutôt de la compassion.
Votre vie ne semble pas facile du tout.
Mais rien n'est acquis.
Rien n'est définitif en soit.
Si on essaye non sans Mal de changer on le peu.
J'en suis sûre.

Aujourd'hui pour la première fois de ma vie j'ai réussis à entrer commander seule dans un Macdo !!
Sachant que je ss agora à un point très développé.
La personne qui me dira qu'il est impossible de changer je lui dirais que si on essaye de se convaincre quaujourdhui on peut y arriver et être normal on peut y arriver !
les phobies sont parfois ingerables !
On le sait bien.
Suivez vous une thérapie ?
Je n'ose imaginer votre enfance.
Et même si ces mots paraissent vains, j'en suis désolée.


Alors enlevez vous cette épine du pied et mettez moi tout vos ressentis dans un post en réponse à ce dernier.

Amicalement votre bienv009
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Andariel
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MessageSujet: Re: Bonjour   Lun 22 Oct 2012 - 23:39

Bravo pour le McDo !

J'ai rencontré des jeunes comme vous grâce à un forum sur la PS, ils suivaient une thérapie et beaucoup d'entre eux avaient vu leur situation s'améliorer grandement grâce à la TCC.
A vingt ans tout est possible y compris guérir de ses phobies, ou tout du moins les apprivoiser suffisamment pour mener une vie en tous points normale.

C'est ce que je vous souhaite...


Bonne soirée

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Nakhan
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MessageSujet: Re: Bonjour   Sam 3 Nov 2012 - 2:06

Bonjour Andariel,

Je viens secouer un peu la lassitude que je lis chez vous.
40 ans, c'est JEUNE, l'âge mûr, il vous reste 40 bonnes années à vivre, arrêtez un peu vos anneries Wink

Biensûr que tout peux s'arranger pour vous, je connais des gens qui ont commencé bien plus tard une thérapie.

N'importe qui peut s'effondrer en quelque mois, une , deux années.
Au même titre, il est bien évidemment possible de ne pas vous reconnaître d'ici quelque mois, une voire deux années.

Considérez donc cette honte qui vous hante comme une maladie et non comme quelque chose qui vous caractérise. Je vous conseille vraiment de prendre contact auprès d'un psychothérapeute compétent, de prendre le temps de trouver quelqu'un avec qui vous ayez le feeling.
Vous saurez que vous avez trouvé un bon thérapeute quand vous êtes à l'aise avec lui ou elle.

Je connais assez le milieu des thérapies, et je vous conseille d'abord ceci : Des séances de sophrologie pour apprendre à vous détendre tout seul chez vous.
Voici un site qui regroupe 21 audio pour se déstresser en douceur, découvrir le bien-être tranquillement chez soi. Je vous assure que ça vaut le coup :
http://mister-no-stress.fr/finir-avec-stress-21-jours-sophrologie/
Ce que je fais moi, c'est que j'utilise ensuite ces astuces dans la vie de tous les jours, dans la file d'attente du supermarché, dans les transports en commun, au travail...C'est très relaxant, même avec la peur des autres.

Je pense que ça vous appuiera pour oser rencontrer des thérapeutes. Et n'oubliez pas, un bon thérapeute vous mettra à l'aise, parce qu'un bon psychothérapeute a fait une psychothérapie sur lui-même, et a eu des problèmes comme tout le monde, des petits cafards, il sait ce que c'est. Et il vous regarde non pour vous juger, mais pour vous aider et être objectif, c'est son travail.

Je peux vous conseiller la méthode TIPI, qui vous aidera grandement j'en suis certain. Elle se focalise sur les peurs, mais aussi la dépression, voici un lien : www.tipi.fr
Il y a des explications, et la liste des praticiens partout en France.

On est tous les mêmes vous savez ! Personne ne vaut mieux que vous, c'est juste que vous devez apprendre à vous le rappeler à votre rythme, et je n'ai aucun doute que vous irez de mieux en mieux, car c'est un grand pas d'être venu ici en parler ouvertement, pas tout le monde n'en est capable.

Tenez nous au courant !! La vie est toujours devant, le reste n'existe pas Wink

Très bonne soirée

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Andariel
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MessageSujet: Re: Bonjour   Lun 5 Nov 2012 - 22:49

Citation :
Bonjour Andariel,

Bonjour et merci de l'attention que vous me protez !

Citation :

Je viens secouer un peu la lassitude que je lis chez vous.
40 ans, c'est JEUNE, l'âge mûr, il vous reste 40 bonnes années à vivre, arrêtez un peu vos anneries Wink

Ca se discute.
Ce qui m'attriste c'est que j'aurais pu soigner cette phobie sociale bien plus tôt si j'avais vu un psy - vu que dans ma jeunesse internet n'existait pas, le seul moyen consistait à ce qu'un médecin se rende compte de mon état.
Mais on ne va voir un professionnel que si on est consscient d'être malade, et étant jeune je n'étais même pas conscient de cela...

Grâce à Internet j'ai compris de quoi je souffrais mais si je me compare aux autres PS que je connais aucun à mon âge n'a jamais efffectué de thérapie...

J'ai l'expérience de la vie d'un adolescent, et encore...la PS m'a tenu à l'écart des expériences sociales de toutes sortes, et ce manque de "vécu" et une grande source de honte pour moi qui grandit année après année. Je n'ose pas rencontrer du monde tout simplement parce que j'ai peur que l'on s'aperçoive de la vacuité de mon existence.

Citation :

Biensûr que tout peux s'arranger pour vous, je connais des gens qui ont commencé bien plus tard une thérapie.

Ce qui me manque c'est ma motivation: à quoi bon suivre une thérapie si je ne peux rien espérer améliorer dans ma vie ? Comme je viens de le dire, même si demain une fée d'un coup de baguette magique fait disparaître la PS il restera la honte...je ne peux acquérir de confiance sans l'expérience de la vie normale d'un homme de 40 ans: vie sociale, vie amoureuse, loisirs, hobbies voire passions: je n'ai rien de tout cela.

Quand j'ai découvert la nature de mon problème j'ai réalisé avec horreur que je n'avais plus envie de rien, que si je devais perdre mon travail je ne pourrai même pas répondre à cete simple question: qu'est-ce que tu as envie de faire de ta vie ? J'ai toujours fait ce que d'autres m'ont conseillé de faire...je n'ai jamais pris mon destin en main.

Citation :

Considérez donc cette honte qui vous hante comme une maladie et non comme quelque chose qui vous caractérise. Je vous conseille vraiment de prendre contact auprès d'un psychothérapeute compétent, de prendre le temps de trouver quelqu'un avec qui vous ayez le feeling.
Vous saurez que vous avez trouvé un bon thérapeute quand vous êtes à l'aise avec lui ou elle.

Je ne pourrais pas parler à un psy avec la franchise que je mets ici sous la protection de l'anonymat.
Et de toute manière, les spécialistes en TCC sont très peu nombreux dans ma région et cela me poserait des problèmes pratiques. Et encore une fois il me manque la motivation, je crois qu'en fin de compte si je voyais un psy ce serait pour me faire prescrire des anti-dépresseurs, car à part soulager un peu la souffrance du quotidien je ne vois pas en quoi cela pourrait m'aider. Que vous le vouliez ou non on ne démarre pas sa vie à 40 ans, le temps passe inexorablement...par exemple, si demain je voulais avoir des enfants il est évident que cela serait plus problématique que si je n'avais que trente ans.

Citation :

Je connais assez le milieu des thérapies, et je vous conseille d'abord ceci : Des séances de sophrologie pour apprendre à vous détendre tout seul chez vous.
Voici un site qui regroupe 21 audio pour se déstresser en douceur, découvrir le bien-être tranquillement chez soi. Je vous assure que ça vaut le coup :
http://mister-no-stress.fr/finir-avec-stress-21-jours-sophrologie/
Ce que je fais moi, c'est que j'utilise ensuite ces astuces dans la vie de tous les jours, dans la file d'attente du supermarché, dans les transports en commun, au travail...C'est très relaxant, même avec la peur des autres.

Déja testé, j'ai essayé beaucoup les méthodes douces de relaxation, de la sophrologie au Qi-gong en passant par l'aromathérapie. Le stress et l'anxiété chez moi atteignent de tels sommets que seuls un produit chimique pourrait éventuellement en venir à bout.

Citation :

Je peux vous conseiller la méthode TIPI, qui vous aidera grandement j'en suis certain. Elle se focalise sur les peurs, mais aussi la dépression, voici un lien : www.tipi.fr
Il y a des explications, et la liste des praticiens partout en France.
Ca je ne connais pas en revanche. Merci pour le lien je vais regarder ça.

Citation :

On est tous les mêmes vous savez ! Personne ne vaut mieux que vous, c'est juste que vous devez apprendre à vous le rappeler à votre rythme, et je n'ai aucun doute que vous irez de mieux en mieux, car c'est un grand pas d'être venu ici en parler ouvertement, pas tout le monde n'en est capable.

Merci pour votre optimisme, il est très encourageant. Je vous souhaite également une bonne soirée.
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Nakhan
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MessageSujet: Re: Bonjour   Lun 5 Nov 2012 - 23:59

Bonsoir ! =)

Je comprends que vous regrettiez ce que vous n'avez pas eu ou n'avez pas fait, mais ressasser le passé ne vous aidera pas...même si c'est facile à dire...Il faut vraiment essayer d'aller de l'avant, sinon c'est très difficile je crois...

Vous savez, vous dites que vous n'avez pas vécu vraiment, mais je ne pense pas qu'il faille le voir comme ça. La plupart des gens ont des problèmes psychologiques mais ils ont des hobbies, des histoires d'amour, des choses comme ça, c'est vrai. Mais vous vous avez quelque chose de bien plus important et invalidant qui vous a pompé toute votre énergie, ce n'est pas votre faute. Et surtout, en même temps que vous avez manqué de choses, vous avez également énormément grandi à travers ça, dans le sens que vous avez "survécu" quelque chose de bien plus difficile que la plupart des gens.
Apprendre à ne pas avoir honte de son passé, c'est important, et c'est ça qui fera que vous vous autoriserez à vivre optimiste et à agir.

Encore une fois, c'est difficile à faire, mais bon, je vous imagine très bien raconter votre histoire à quelqu'un et dire que vous avez eu une période très noire et difficile, mais que vous êtes en train d'en sortir.
Il y a énormément de gens différents au dehors, et des gens qui ont des histoires similaires à la votre, bien que différente, et vous pouvez tout à fait rencontrer quelqu'un qui deviendra important pour vous.

Franchement je comprends vraiment votre point de vue, mais la question est de savoir qu'est-ce qui peut vous servir, qu'est-ce que vous voulez vraiment maintenant dans votre vie, et pour vous donner les moyens de l'obtenir vous devez trouver la force de ne pas vous rappeler sans cesse les raisons qui pourraient vous empêcher d'y arriver, ou qui rendraient ridicule la tentative.

"Ce qui me manque c'est ma motivation: à quoi bon suivre une thérapie si je ne peux rien espérer améliorer dans ma vie ?"
Il faut que vous le preniez dans l'autre sens si ça ne marche pas comme ça. Essayez de voir la vie que vous pourriez avoir sans la peur, et même avec une honte d'avoir un passé difficile, vous pourriez vous rendre la vie beaucoup plus belle. La honte, ça se travaillera tellement facilement après...Quand vous aurez appris à échanger à coeur ouvert, sans chercher à plaire.
La phobie sociale et la honte sont très liées.

Pour ce que vous avez essayé, comme la sophrologie, ce sont des choses qui marchent sur le long terme, il faut être persévérant. Et même si à priori ça n'aide pas du tout pour les moments angoissants, ça peut quand même vraiment aider à être très bien dans les moments "normaux". Mais encore une fois, vous devez être honnête avec vous-même et peser le pour et le contre, savoir pourquoi vous continuez à être vivant, ce qui vous intéresse, vous attire. Tout le monde a envie de choses...

Posez-vous la question : qu'est-ce que je ferais vraiment si je n'avais plus cette peur, cette honte ?
Ca pourrait vous aider à savoir qui vous êtes vraiment, et vous donner l'envie de voir ce que les cartes vous réservent Wink Si vous osez les prendre Wink

Je pense que la vie est courte et que vous le savez très bien, donnez vous l'occasion de sourire pour de vrai et foncez, même si ça vous coûte !

Je sais bien que c'est difficile, mais je vous envoie plein d'encouragements et encore une fois, votre inscription ici montre que vous le vouliez ou non, que vous êtes prêt à vous battre Wink

Imaginez qu'on vous annonce votre mort imminente, qu'auriez-vous à regretter ? Penseriez-vous au passé, ou penseriez-vous à vous dépêcher de vivre maintenant ? Wink

La vie est maintenant, le reste n'existe pas !!!
Bon courage, on se comprend tous ici de toute façon, et même si les critères de la société sont ce qu'ils sont, vous êtes égal à tous les autres et vous avez donc autant le droit d'être heureux MAINTENANT. ( Et rappellez vous que les gens ont tous des points noirs voire très noires, vous vous représentez peut-être les gens comme une masse informe cruelle et qui vous jugera, mais dans la réalité, on est tous humains d'abord et vous pourrez avoir des échanges avec bien des gens )
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Andariel
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MessageSujet: Re: Bonjour   Mer 7 Nov 2012 - 21:50

Bonsoir,

Citation :

Je comprends que vous regrettiez ce que vous n'avez pas eu ou n'avez pas fait, mais ressasser le passé ne vous aidera pas...même si c'est facile à dire...Il faut vraiment essayer d'aller de l'avant, sinon c'est très difficile je crois...

Je ne pense pas ressasser mon passé, j'explique simplement les raisons de mon manque de motivation pour suivre une thérapie et l'origine de ma PS.

Citation :

Vous savez, vous dites que vous n'avez pas vécu vraiment, mais je ne pense pas qu'il faille le voir comme ça. La plupart des gens ont des problèmes psychologiques mais ils ont des hobbies, des histoires d'amour, des choses comme ça, c'est vrai. Mais vous vous avez quelque chose de bien plus important et invalidant qui vous a pompé toute votre énergie, ce n'est pas votre faute. Et surtout, en même temps que vous avez manqué de choses, vous avez également énormément grandi à travers ça, dans le sens que vous avez "survécu" quelque chose de bien plus difficile que la plupart des gens.

Je ne dis pas non plus que c'est ma faute...mais en même temps je suis lucide: même si je ne suis effectivement pas responsable de mon enfance et de mon adolescence difficile, je suis "coupable" de ne pas avoir commencé mon introspection avant qu'il ne soit trop tard. Je regrette presque cette capacité de résilience qui m'a permis de survivre malgré ce handicap, j'aurais préféré "craquer" totalement, me retrouver à l'hôpital où on aurait diagnostiqué ma PS et on m'aurait prescrit un TCC.

Citation :

Apprendre à ne pas avoir honte de son passé, c'est important, et c'est ça qui fera que vous vous autoriserez à vivre optimiste et à agir.

C'est vrai, mais il est paradoxalement plus facile pour une personne ayant vécu une expérience encore plus difficile - violences conjugales, viol, agression physique quelconque - d'en parler parce que n'importe qui peut comprendre l'horreur de ces malheurs. Demandez à d'autres PS: ceux qui ont essayé d'en parler à leurs proches se sont vu traiter avec condescendance voire mépris: "chochotte, bouge-toi, c'est juste de la timidité, un bon coup de pied au c.l et ça ira mieux, prend des cachets, etc".

Un non-PS est incapable de comprendre ce que vit un PS, pour en avoir discuté avec de nombreuses personnes comme moi les gens peuvent éventuellement faire preuve de compassion ou pire avoir pitié, mais ne comprennent pas sur le fond, ne réalisent pas ce que ça représente d'être PS.

J'ai toujours caché au maximum ma PS à mes proches parce qu'ils ont leurs propres problèmes et que je ne veux pas leur rajouter encore un autre boulet. Les gens qui me connaissent bien me considèrent soit comme quelqu'un qui souffre d'un "mal être", d'un mal de vivre, soit comme un "ours", un asocial.
C'est dire à quel point ils se trompent: si les gens qui me connaissent bien se trompent à ce point, imaginer les autres...

Citation :

Franchement je comprends vraiment votre point de vue, mais la question est de savoir qu'est-ce qui peut vous servir, qu'est-ce que vous voulez vraiment maintenant dans votre vie,

C'est tout le problème: je ne veux rien, je n'aspire à rien, en tout cas rien d'atteignable pour moi: en fait il y a deux choses que j'aimerais: être l'exact opposé de ce que je suis, ou bien être mort. Dans les deux cas aujourd'hui je n'ai pas les ressources...

Citation :

et pour vous donner les moyens de l'obtenir vous devez trouver la force de ne pas vous rappeler sans cesse les raisons qui pourraient vous empêcher d'y arriver, ou qui rendraient ridicule la tentative.

La PS est un phénomène vicieux: l'une de ses caactéristiques ce sont des "cognitions", des pensées-réflêxes très négatives, quasi-subliminales qui interfèrent en permanence avec les pensées, particulièrement après une "expérience sociale". par exemple après avoir discuté avec quelqu'un, le timide va se poser des questions: ai-je été bien ou pas, convaincant ou pas, séduisant ou pas, idiot ou pas, etc. le PS va se dire: j'ai été nul, je suis ridicule, il/elle me prend certainement maintenant pour un imbécile, il/elle m'a percé à jour (il a deviné ma PS), etc.

J'ai essayé de lutter depuis des années contre ça mais les progrès sont très lents et difficiles, et au premier revers sérieux, ça recommence. En fait on est condamné à lutter contre ça en permanence, c'est épuisant mentalement, particulièrement quand on a pas en toile de fond une motivation qui vous pousse à le faire.

Citation :

Il faut que vous le preniez dans l'autre sens si ça ne marche pas comme ça. Essayez de voir la vie que vous pourriez avoir sans la peur, et même avec une honte d'avoir un passé difficile, vous pourriez vous rendre la vie beaucoup plus belle.

Je ne crois pas: tant que la peur ou la honte subsisteront il n'y aura pas d'amélioration possible. J'ai déjà pris des anxyolitiques légers, j'ai utilisé des méthodes de relaxation qui ont contribué à diminuer l'anxiété, mais je n'ai fait aucun progrès socialement.

Citation :

Pour ce que vous avez essayé, comme la sophrologie, ce sont des choses qui marchent sur le long terme, il faut être persévérant. Et même si à priori ça n'aide pas du tout pour les moments angoissants, ça peut quand même vraiment aider à être très bien dans les moments "normaux".

La persévérance c'est possible quand on est pas dépressif et qu'on a une motivation. Sans ces deux conditions on abandonne très vite, sans compter que la sophrologie elle-même a été une expérience sociale très traumatisante pour un PS comme moi !

Citation :

Mais encore une fois, vous devez être honnête avec vous-même et peser le pour et le contre, savoir pourquoi vous continuez à être vivant, ce qui vous intéresse, vous attire. Tout le monde a envie de choses...

J'ai la "chance" d'avoir - pour l'instant - un travail qui me permet de vivre dignement, je n'ai pas de souci matériel et donc pas encore tout perdu.

Citation :

Bon courage, on se comprend tous ici de toute façon, et même si les critères de la société sont ce qu'ils sont, vous êtes égal à tous les autres et vous avez donc autant le droit d'être heureux MAINTENANT. ( Et rappellez vous que les gens ont tous des points noirs voire très noires, vous vous représentez peut-être les gens comme une masse informe cruelle et qui vous jugera, mais dans la réalité, on est tous humains d'abord et vous pourrez avoir des échanges avec bien des gens )

Mon expérience personnelle m'a montré que malheureusement tout le monde ou presque ne respecte que la force, c'est-à-dire dans ce contexte la confiance en soi, et que dans le cas contraire on essaye de tirer parti de votre faiblesse: j'ai été victime de tortionnaires, de maitres-chanteurs, de manipulateurs pervers: je sais de quoi je parle !
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Nakhan
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MessageSujet: Re: Bonjour   Mer 7 Nov 2012 - 22:57

Bonsoir Andariel,

C'est vrai que c'est pas facile, hein...

Il ne reste pas beaucoup de solutions : Engager une thérapie, car même si vous n'avez pas la motivation pour devenir parfait, peut-être avez-vous la motivation d'en finir avec ces s........ qui vous embêtent aujourd'hui.

J'aurais tendance à dire que si vous ne voulez pas agir en voyant tout le tableau, vous devriez essayer de cloisonner, ne prendre qu'un problème à la fois. Commencer par livrer la guerre une fois de plus à ce qui parasite, puis voir venir ensuite...Qui sait ce qui découlera de votre prochaine action...Le futur n'existe pas à moins de devenir le présent, vous ne devriez pas sous-estimer vos ressources.

Vous pourrez toujours vous justifier de ne pas agir, mais comme vous dites, vous ne voulez plus subir votre vie, et vous ne voulez pas non plus en finir.
J'ai entendu une phrase bien vraie un jour :" Les seules choses qui vous retiennent d'accomplir quelque chose sont les co....es que vous vous racontez concernant votre échec certain"

Vous parlez de ces pensées négatives qui vous empêchent de bouger, peut-être devriez-vous commencer par là. Faire une travail pour arrêter de croire dans vos pensées automatiques: " C'est trop tard" " Ce n'est pas la peine", etc. Ce ne sont que des pensées qui sont passés un jour, et elles sont restées depuis que vous leur accordez de l'importance.

Peut-être essayer de vraiment faire votre maximum pour faire une TCC ou autre, même avec ces pensées désagréables, le faire contre votre gré pour voir. Vous n'avez franchement pas grand chose à perdre...

Je vous souhaite de tout coeur de comprendre que la réalité mentale dans laquelle vous vivez peut elle aussi changer en fonction de vous.


Si vous voulez, je peux vous conseiller de vous renseigner sur la pleine conscience, c'est une forme de thérapie ( utilisée par des psychiatres connus comme Christophe André ) très efficace et que vous pouvez apprendre seul. Vous pourrez trouver des lectures sur le net ou autre.

Peut-être avez-vous besoin de commencer à vous intéresser à la spiritualité pour refaire votre façon de voir la vie, et votre vie en général.
Je peux vous conseiller de lire Eckhart Tolle : Le pouvoir du moment présent par exemple.
Ce livre m'a énormément aidé à me relaxer dans ce que je suis ( à savoir, pas ce que je pense).

Je vous souhaite de vous relever avec grâce Wink
A bientôt
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