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 Savoir faire confiance aux autres....

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MessageSujet: Savoir faire confiance aux autres....   Lun 9 Aoû 2010 - 14:19

Faire confiance aux autres n'est pas chose aisée. On parle souvent sur ce forum de la confiance en soi, alors ouvrons une discussion sur la confiance que nous avons envers les autres.
Au bout du compte, ne pas faire confiance aux autres est aussi ne pas avoir confiance en soi...
Alors voici deux articles, un parlant de la confiance envers les autres et le deuxième article qui intègre la confiance en soi.

Sur ce post, parlons de notre confiance envers les autres, faites-vous confiance aux autres et surtout...pourquoi.



Article 1


FAIRE CONFIANCE AUX AUTRES...


Elle est psychothérapeute, confondatrice de l'Institut français de programmation neuro-linguistique (www.ifpnl.fr)
Josiane de Saint Paul


Pourquoi certaines personnes ont-elles tant de mal à faire confiance à autrui ?


Cette attitude tient en grande partie au modèle dont on s'est imprégné en étant enfant. Toute relation entre un bébé, sa mère et son père, est basée dès la naissance sur la confiance, une confiance absolue. Mais si cette confiance est ébranlée, voire trahie, si l'enfant doute de ses parents, il lui sera par la suite très difficile d'avoir foi en quelqu'un d'autre. Tout comme cela entamera sérieusement sa propre confiance en lui.

Mais l'enfant peut aussi être profondément influencé par l'attitude que ses parents adoptent envers le monde extérieur. S'ils expriment sans cesse leur méfiance vis-à-vis des autres, leur appréhension envers ce qu'ils ne connaissent pas, s'ils mettent sans arrêt l'enfant en garde, lui aussi adoptera un comportement suspicieux par rapport aux autres.

Sans compter que certains vivent dans des climats très hostiles, de conflits, d'insécurité, de tensions de toute nature (politique, sociale...), qui les rendent particulièrement méfiants.


A l'inverse, certains ont une confiance aveugle en tout le monde ?


Là aussi, ce type de comportement trouve ses racines dans l'éducation et tout ce qui a été transmis ou non à l'enfant. Les enfants doivent aussi apprendre à se méfier, à se montrer prudent, mais sans exagération bien sûr. Car le risque plus tard, c'est bien évidemment de se faire abuser, tromper, exploiter.

Cet excès de confiance confine à la naïveté, au manque de réalisme, et génère le plus souvent de lourdes déceptions.
Et la personne déçue a toutes les chances de basculer dans l'excès inverse, et de devenir terriblement méfiante envers tout le monde.


Il faut bien comprendre que la confiance n'est pas une affaire de tout ou rien. Elle doit être accordée en fonction des personnes et des circonstances. Dire par exemple de quelqu'un : “Je lui fais entièrement confiance” n'a pas grand sens. Car on ne fait pas confiance à une personne dans tous les domaines !
Peut-on apprendre à faire confiance avec justesse ?

Si la méfiance ressentie par un individu est très ancrée et invalidante, mieux vaut se faire aider par un thérapeute pour remonter son histoire personnelle.


Mais pour beaucoup, il est quelques exercices à pratiquer pour s'entraîner à la confiance.
Si dans votre travail par exemple, vous n'arrivez pas à faire confiance à vos collègues pour leur déléguer des tâches, commencez par lister tous points qui vous semblent “dangereux”, expliquez pourquoi. Ensuite, graduez-les, du moins risqué (vous pouvez faire confiance) au plus risqué (impossible de faire confiance).

Puis testez chaque point, en vérifiant si les risques que vous imaginiez se sont concrétisés ou non. Si ce n'est pas le cas, passez à l'étape suivante. Il est important d'avancer progressivement, à son rythme, car le propre des méfiants, c'est aussi d'interpréter de façon négative les attitudes, les paroles ou les actions d'autrui, une façon de conforter son raisonnement. Ne pas aller trop vite dans son apprentissage, c'est donner à la confiance une chance de vous gagner lentement mais sûrement.

http://www.psychologies.com/Moi/Moi-et-les-autres/Confiance/Interviews/Faire-confiance-aux-autres



Article 2


L'INFLUENCE DES PARENTS.



C'est au cours de nos premières années d'existence que nous avons appris à faire confiance ou à nous méfier de la vie en général et de certaines personnes en particulier.
"Dans le regard de celui ou celle qui prend soin de nous, on voit le reflet de ce que nous sommes, explique Danuta Berger. Si cette personne est souriante, confiante, émerveillée devant ce petit être qu'elle tient dans ses bras, intéressée par ce qu'il est et ce qu'il fait, le bébé apprendra qu'il peut faire confiance aux autres et à lui-même, puisque les autres trouvent qu'il vaut la peine qu'on s'occupe de lui."

"Si, au contraire, la personne qui prend soin de l'enfant est elle-même
déprimée, anxieuse, terrifiée à l'idée d'avoir la responsabilité de ce
petit être démuni ou culpabilisé par l'impression de ne pas être un
parent parfait, le bébé affrontera un regard déçu, méfiant et distant.
Il apprendra alors à se méfier des autres et même de lui, qui ne mérite
même pas un sourire franc
."

En fait, personne ne transmet uniquement de la confiance ou de la méfiance. Tout le monde porte en soi un mélange des deux et le transmet au petit. "Pour que l'enfant acquière une bonne dose de confiance générale, il suffit que les moments où le parent répond d'une façon assez positive soient plus nombreux que ceux où il ne le fait pas.", ajoute madame Berger.

Comme on peut le constater, les premières relations avec autrui, c'est à dire la famille immédiate, influencent largement le degré d'estime de soi du jeune enfant. Mais quand ces rapports avec les parents n'ont pas contribué à ancrer ce sentiment de confiance, comment peut-on s'y prendre pour le retrouver, le reconquérir ? Si les "trucs" et les recettes toutes faites n'y parviennent pas, comment faire pour retrouver le plaisir de vivre, de prendre des décisions constructives plutôt que destructrices ? Y a-t-il moyen de se départir de ce sentiment de vide, d'ennui, ou au contraire, de ce sentiment de trop plein, de pressions qui nous écrasent, d'attentes qui nous paralysent ? Car il ne faut pas se leurrer : ceux qui en font "trop" expriment aussi un manque de confiance en eux...


*Ni trop mauvais
ni trop bon ...


Dans son ouvrage intitulé : Soyez votre meilleur ami (éd. Aubanel, 1979), le Dr Teodore I. Rubin livre quelques réflexions très pertinentes sur la confiance en soi. Il écrit que "toute mauvaise vision de sa propre personnalité, dans le sens de la dégradation ou de l'idéalisation, doit être considérée comme un rejet de notre propre personnalité et donc comme une dépréciation. Ainsi, les tendances à s'abaisser et à se méconnaître ne sont pas autre chose qu'une dépréciation nuisible. Ne pas se voir tel qu'on est, de quelque façon qu'on s'y prenne, est toujours dévalorisant"

Dire "je manque de confiance en moi" peut être une façon de cacher des déceptions profondes, des peurs inconscientes ou des ambivalences qui empêchent toute motivation à faire des pas dans la vie.

Que l'on se considère comme une "bonne à rien" ou comme une femme idéale, on exprime dans les deux cas un refus de s'aimer telle qu'on est. Personne ne peut se retrouver entièrement dans l'une ou l'autre de ces catégories; chaque individu se situe quelque part entre ces deux extrêmes.

Évidemment, il est plus difficile de prendre conscience qu'on se dévalorise lorsque nous évoluons dans un contexte où la réussite se manifeste.
À cet égard, l'exemple de Marie, 32 ans, est assez révélateur. À la tête d'une petite entreprise florissante, Marie s'est rendu compte, il y a quelques mois, de tout ce qu'elle exigeait d'elle-même pour être "quelqu'un" à ses propres yeux. "Il me fallait gagner beaucoup d'argent, avoir un travail où je prends toutes les décisions, dit-elle. Je ne voulais rien devoir à personne. Je voulais être reconnue par les autres pour avoir créé quelque chose de nouveau. Sans ces acquis, j'avais l'impression d'être sans valeur. Tout un programme ! C'est mon état de santé qui m'a mis la puce l'oreille. Auparavant, je n'avais jamais été malade. Puis, à partir du moment où je venais d'atteindre mes objectifs et que je multipliais les projets d'avenir, tout a basculé. J'ai dû prendre un temps d'arrêt."


*Se voir tel que l'on est

Marie était incapable d'accepter sa maladie. Si elle ne conservait pas une santé à toute épreuve, ses projets risquaient de tomber à l'eau ! Ses proches l'ont tout de même convaincue de se reposer un peu. Après tout, ses malaises n'avaient rien de bien étonnant L avec une telle accumulation de stress et de surmenage, son corps réclamait une période de répit...

"Mais une fois reposée, dit-elle, je n'arrivais pas à admettre qu'il me fallait tenir compte de ma santé. Les maladies c'était une affaire pour les gens faibles, pas pour les forts ! Moi, je me classais parmi les femmes fortes, les "gagnantes". Je n'avais donc pas le droit d'être malade."

Après trois mois de ralentissement dans ses activités professionnelles, Marie refusait toujours de s'adapter à ses nouvelles conditions de vie; elle était en pleine dépression. Un beau matin, elle s'est retrouvée en thérapie. C"était la première fois qu'elle s'occupait vraiment d'elle-même, qu'elle se donnait du temps pour examiner qui elle était. "Depuis que j'ai entrepris une thérapie, je vois désormais jusqu'à quel point les mécanismes que j'avais mis en place pour réussir cachaient aussi un profond sentiment de dévalorisation, en dehors du succès que je récoltais. Je faisais tout cela pour prouver ma valeur aux autres, surtout vis-à-vis de mes parents, qui ont toujours considéré mon frère ainé comme une personne plus entreprenante que moi. Mes parents valorisaient la débrouillardise de mon frère; par ma réussite, je voulais leur signifier que j'étais très fonceuse, moi aussi."

"Se croire inférieur ou supérieur à ce que nous sommes est dévalorisant. Ainsi, les tendances à s'abaisser et à se méconnaître ne sont pas autre chose qu'une dépréciation nuisible."

D'après le Dr Theodore Rubin, "nous devons nous garder avec vigilance du besoin de "sommets", nous devons absolument nous méfier du succès en lui-même. L'attrait du succès à tout prix conduit inévitablement à une profonde dévalorisation et à la dépression." En effet, l'attrait de la réussite nous fait souvent considérer les résultats comme plus importants que le plaisir procuré par les activités qui nous conduisent au succès. Cet attrait de la réussite nous maintient dans l'illusion que notre force se mesure en fonction du succès récolté et que l'échec indique la limite de notre valeur comme individu.

Faut-il pour autant renoncer à tout désir de réussite ? S'abstenir de travailler en vue du succès ? Quel comportement doit-on adopter quand on veut regagner confiance en soi et devenir sa meilleure amie ?


*L'autobienveillance


Être bon et compréhensif envers soi-même est la seule attitude valable préconisée par tous les "psy". Le problème, c'est qu'il n'est pas facile d'acquérir cette position de bienveillance vis-à-vis soi-même quand notre éducation nous a davantage appris à faire passer la reconnaissance de la valeur des autres avant la nôtre.

"Les maladies, je croyais que c'était une affaire pour les gens faibles, pas pour les forts ! Moi, je me classais parmi les femmes fortes et les "gagnantes". Je n'avais donc pas le droit d'être malade."

Selon le Dr Rubin, l'une des étapes importantes dans le développement de l'autobienveillance consiste à abandonner l'idée que l'on est une personne hors du commun, avec un statut particulier. Bref, il faut délaisser cette idée, mais continuer à s'aimer et à se respecter.

Car l'auteur le mentionne clairement : "L'humilité ne doit en aucune façon être confondu avec l'humiliation." Or, c'est précisément là que le bât blesse.

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, les gens qui se déprécient sont ceux-là mêmes qui ont le plus de mal à ne pas se donner un statut particulier ou à ne pas considérer qu'ils ont une mission spéciale à remplir. Il s'agit en fait d'un phénomène compensatoire qui tente de revaloriser ce que l'on déprécie tant : soi-même, ses origines, ses parents, tout ce qui nous touche de près.

Il est donc très difficile de cesser de se donner un statut particulier sans sombrer du même coup dans le piège de la dévalorisation. Si on respecte ce principe, la première question qui nous vient à l'esprit se formule à peu près comme ceci : "Qui suis-je si je n'ai plus ce statut particulier, si je ne suis pas un être exceptionnel, si je n'ai pas une mission à accomplir ?" Et la seule bonne réponse à cette question devrait s'énoncer ainsi : "Je suis moi-même et, à ce titre, digne d'amour." Que cette seule conclusion suffise à nous rendre capable de s'aimer et de désirer une vie heureuse ne va pas de soi. Pourtant, cette démarche est fondamentale. C'est le respect de notre propre valeur qui pose cette exigence d'en arriver à se voir telle que l'on est.


*La loyauté envers soi-même

Dès lors, on devrait comprendre que la loyauté envers soi-même deviendra plus importante que les attentes des autres. Il se pourrait que cette loyauté ait comme conséquence de décevoir les autres, de ne plus passer à leurs yeux pour quelqu'un de toujours aimable, gentil et compréhensif. Il se pourrait même que cette attitude entraîne un rejet de la part de certaines personnes. Et n'est-ce pas ce que nous craignons le plus ? N'avons-nous pas souvent préféré nous dévaloriser, oublier nos besoins, plutôt que de risquer d'être rejeté ou mal accepté par nos proches ? Est-ce un prix trop élevé à payer ?

Mon amie Thérèse, 38 ans, tient beaucoup à cette loyauté envers elle-même. sans se prendre pour une autre, elle a toujours dit ce qu'elle pensait, quitte à choquer ou à contredire les membres de son entourage. Pour elle, il s'agit d'une question de principe et de respect de soi. "Toutes les fois où j'ai risqué le rejet, je me sentais plus légère. Lorsque je suis fidèle à mes opinions, à mes croyances, je sens grandir ma propre estime. Ça me remplit d'énergie, ça me réconcilie avec moi-même."

Le besoin d'acceptation totale est beaucoup plus un fardeau et une entrave à l'épanouissement qu'un tremplin vers une vie enrichissante. Souvent, nous manquons de loyauté envers nos désirs les plus profonds, nos sentiments les plus louables, pour éviter le rejet de ceux que nous aimons. Pourtant, nous ne sommes plus dans une situation de vulnérabilité totale comme lorsque nous étions enfant. L'acceptation des êtres chers ne devraient plus être aussi nécessaire qu'à cette époque de la petite enfance. Oui, nous pouvons vivre et continuer de nous développer sans l'approbation inconditionnelle de tous ceux qui nous entourent. C'est sans doute triste, mais ce n'est pas "mortel".

D'ailleurs, les gens qui tiennent vraiment à vous et qui vous aiment sincèrement vont continuer à le faire. Ils respecteront votre cheminement et accepteront même de vous supporter dans la mesure où vous n'entravez pas leur propre épanouissement. Bien entendu, la loyauté envers soi-même n'exclut pas l'amabilité envers les autres, mais celle-ci ne doit jamais être un piétinement de ce que vous êtes. Comme le dit Theodore Rubin, nous ne devrions jamais faire cause commune avec quelqu'un qui amoindrit notre dignité en nous faisant sentir que nous sommes une sorte de sous-humain ou un être supérieur. Il faut combattre les positions de ceux et celles qui nous empêchent de nous voir telle que l'on est, avec nos capacités et nos limites. C'est de cette façon que s'exprime la véritable loyauté envers soi-même. Et c'est à cette condition que vous deviendrez votre meilleur ami !

http://www.personnalitelimite.org/confiance1.html
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MessageSujet: Re: Savoir faire confiance aux autres....   Lun 9 Aoû 2010 - 14:31

Donc je me lance...

Je ne fais pas confiance aux autres. Et ce manque de confiance s'accentue énormément avec une implication émotionnelle.

Pour ma part, je pense que ce sont les déceptions de la vie mais surtout qu'au départ je faisais vraiment naïvement confiance à tout le monde. Au bout du compte, cela m'a valu de sacrés soucis. Aujourd'hui, une méfiance absolue.

Et le pire manque de confiance, celui que je n'ai jamais toléré : que l'on m'aide à m'en sortir. Je commence seulement à travailler cela et accepter que je peux être réellement aidée.

Alors, si je suis les articles précédents, l'influence familiale y est pour beaucoup. La perte de confiance en soi veut dire pour moi que je n'ai pas confiance en mon jugement envers les autres. Et donc, je ne fais pas confiance aux autres.

A force de toujours "négativiser", les autres deviennent dangereux, et demander de l'aide m'expose à de futurs soucis. Je pense que j'ai beaucoup généralisé et mes premières expériences négatives sont devenues vérité.


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MessageSujet: Re: Savoir faire confiance aux autres....   Lun 9 Aoû 2010 - 14:41

En discutant avec Lilie de ce post, elle m'a parlé du "lâcher prise". J'ai trouvé un article qui parle du lâcher prise et l'ai mis sur un autre post :

http://agoraforum.positifforum.com/forum-psychologie-f29/comment-lacher-prise-t2856.htm

Tous ces sujets se croisent, le lâcher prise est être capable de se faire confiance.

Enfin, je voulais faire savoir que pour le moment, je recopie les articles, n'en fait pas une synthèse car j'ai du mal à le faire
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MessageSujet: Re: Savoir faire confiance aux autres....   Mar 10 Aoû 2010 - 0:12

Donner ma confiance à quelqu'un à 100% c'est un fâmeux défit pour moi.
Mon éducation m'a appris a me méfier de tous le monde - je vous fais grâce des détails. J'ai pris le plis très tôt donc j'ai eu peu de déceptions car j'ai peu d'expérience en matière de confiance. Si on me fait un sale tour, je ne suis pas déçue car je m'y attends, ce qui ne m'empêche pas de ressentir de la colère.
Mais j'ai tout de même évolué, je sais que je peux faire confiance à mon compagnon ainsi qu'a sa famille. Il a fallu le temps pour m'en convraincre, mais je crois que c'est bon.
En dix ans je n'ai jamais été décue par lui ni sa famille bien au contraire.
Donc il y a de l'espoir.

Je sais que j'ai encore du chemin à faire et ce qui se passe en thérapie me le prouve bien, le fait de devoir lâcher prise et me confier donc faire confiance me pose problème et m'empeche d'avancer.
En fait ma vision du monde est déformée, le monde n'est pas noir, il est gris.
Mais j'ai été programmée comme cela et pour reprogrammer ça prend du temps.

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MessageSujet: Re: Savoir faire confiance aux autres....   Mar 10 Aoû 2010 - 11:43

Je me sens assez ambivalente sur le sujet.

Parce que je suis très noir ou blanc.

Lorsque j'aime (au sens large du mot), je fais une totale confiance aux gens. Il n'y a que quand j'ai une distance affective que je me méfie.

C'est vrai que les déceptions aidant, je suis plus méfiante au départ, je laisse une grande place au doute pour me préserver mais en fait en ne m'abandonnant pas à la confiance je me protège surtout d'aimer et des peurs qui vont avec (ne pas être à la hauteur, décevoir, rupture, me faire rouler et avoir honte, ressentir de la colère et de la déception moi-même etc...).

La confiance pour moi c'est me permettre de m'attacher en dépassant mes peurs de la fin ou du capotage d'une relation (amicale, professionnelle, amoureuse etc...), comme la confiance en soi revient à s'accepter, à s'aimer sans condition (avec nos limites, nos failles, nos doutes...).
J'ai donc du mal parfois à prendre le risque en lâchant prise des peurs qui se résument à la crainte de souffrir, que ce soit par le manque, par la déception, par la colère ou autre, tout revient à ça pour moi, foncer en sachant que ce ne sera sans doute pas éternel et essayer de vivre ma confiance en l'autre un maximum dans le présent en gérant au mieux mes arrières-pensées.
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