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 Emploi, réinsertion professionnel et Maladies Mentales

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mariamélie
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MessageSujet: Emploi, réinsertion professionnel et Maladies Mentales   Dim 1 Fév 2009 - 17:49

Ce post a été écris pour les personnes borderlines, mais comme il est pleins de conseils judicieux qui peuvent s'appliquer à tous, je vous en fait part:

Parmi les questions que je peux me poser avant de me lancer dans un travail, le choix d'un metier

Quelle est ma capacité à supporter le stress ?
(Le contact humain pouvant être qualifié de «sur-infection»)
Si je suis dans un état tel que je dois être dans un contrôle de tous les instants, il est évident qu’il ne se passera pas une semaine avant que je ne «craque» nerveusement (dépression, conduites à risques, …)


Qu’est-ce que j’aime ?
Cette question qui semble à priori plutôt simple ne l’est en fait pas du tout. C’est d’ailleurs un point assez important de la psychothérapie, car pour répondre à cette question il est nécessaire de pouvoir savoir qui on est soi-même. Comment pourrais-je savoir ce que j’aime si je ne sais pas qui je suis, ce que je vaux, si j’agis plus en fonction de ce que les autres attendent de moi et non de ce que je ressens? La question est bien qu'est ce que j'aime et non "qu'est ce que je suis capable de faire ?"


- (Si répondre à la question précédente est difficile, voire impossible)Qu’est-ce que je n’aime pas ?
Une fois de plus, il est plus facile de travailler par élimination puis de voir ce qu’il reste à disposition

Dois-je reprendre le travail ?
Posé comme cela, il est impossible de donner une réponse si l’on parle en terme d’obligation.
Par contre si la question est «ai-je un intérêt à travailler?», la réponse est probablement «oui si vous le pouvez, si votre état de santé le permet»

Pourquoi reprendre le travail ?
Comme cela est dit dans l’introduction, le travail apporte une dignité, une indépendance financière, un sentiment d’être utile et présente aussi l’avantage de se changer les idées, de s’occuper et donc de combler un ennui.

- Quelles sont les activités à bannir (à priori) et à privilégier ?
A moins que vous ne soyez totalement sorti du trouble, il semble évident qu’il est nécessaire de limiter les situations de stress.

* Evitez un travail d’équipe dans lequel le rapport humain est quasi permanent ou dans lequel vous auriez une hiérarchie écrasante (un petit chef)

* C’est un coup à avoir une crise de dysphorie ou avoir des conduites à risque en quittant le travail Préférez donc une activité avec une certaine indépendance

(Il existe de nombreux métiers dans lesquelles on a un travail à faire dans son coin mais aussi sans un supérieur qui serait 24 heures sur 24 sur son dos)
* , Evitez un travail de fortes responsabilités dans lequel le fonctionnement d’une équipe, d’une entreprise, d’un projet, repose sur vos seules épaules

* (En clair un travail dans lequel vous avez obligation d’être 100% opérationnel tout au long de l’année) Il est à parier que vous ne pourriez pas tenir le coup bien longtemps Préférez donc un travail dans lequel vous êtes essentiellement responsable de vous-même et dans lequel une incapacité provisoire à «fonctionner» n’entraînerait pas des bouleversements importants, voire dramatiques.

* , Inversement, évitez un travail qui peut être fait sans grande concentration, un travail «trop» facile n’est pas très bon non plus

(En clair un travail qui peut être fait de façon «automatique», comme un travail répétitif ou à la chaîne)
* D’une part vous risquez de vous dévaloriser en pensant «je suis nulle, n’importe quel débile saurait faire cela» et d’autre part une trop grande liberté d’esprit autoriserait votre cerveau à gambader (jolie façon de dire «masturbation intellectuelle» dans laquelle vous pouvez partir dans des spirales de questionnements incessants) Préférez donc un travail avec une certaine technicité et peu d’automatismes. Un travail dans lequel un minimum de concentration et de réflexion est nécessaire «pour ne pas faire de conneries». Cela n’est pas incompatible avec un travail sans fortes responsabilités

* , Evitez un travail dans lequel vous avez un trop fort doute sur vos compétences, un travail dans lequel vous seriez sous stress «je ne vais jamais y arriver, c’est trop compliqué»
* Préférez un travail dans lequel vous n’avez pas ou peu de doutes sur vos compétences professionnelles

(Pouvoir dire «Ca je sais faire, ça je maîtrise»)
* , Evitez un travail dans lequel il y a une pression insupportable en terme de temps «j’ai 24 heures pour faire un travail qui en demande 72»
* Préférez donc un travail dans un milieu où on accorde de la valeur à autre chose qu’au travail où «il y a une vie après le travail»

* , Evitez un travail contre «nature»

Etre de nature fragile et travailler sur un chantier au 52ème étage d’un immeuble en construction à Montréal
* Etre du genre sportif, l’activité physique vous permettant d’évacuer votre stress et travailler dans un bureau sous lumière artificielle Préférez donc un travail en fonction de ce que vous êtes
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MessageSujet: Re: Emploi, réinsertion professionnel et Maladies Mentales   Dim 1 Fév 2009 - 17:51

- Si je résume tout ceci ça donne quoi?
«Je recherche un travail avec une certaine indépendance, peu de rapports humains obligatoires, dans lequel je ne suis pas ou peu responsable des autres mais de moi-même, un travail nécessitant une certaine concentration, une technicité et dans lequel je me sens compétent(e), qui me laisse la porte ouverte à une vie privée et qui soit compatible avec ce que je suis»

- Oui mais je ne suis pas formé(e) !
Et bien c’est peut-être l’occasion d’entamer une reconversion vers un travail plus en accord avec vous-même, avec ce que vous êtes.
Il existe de nombreuses solutions de formations professionnelles et de stages rémunérés dans lesquels il y a des débouchés

- Vais-je prendre un travail à plein temps ?
Cela dépend bien sur de votre état de santé mais dans un premier temps, je déconseillerais le plein-temps.
Un mi-temps vous permettrait d’allier les deux, c’est à dire vous replonger dans le monde du travail mais tout en limitant le stress.
Supposez que vous ne travailliez plus depuis deux ans, que vous avez toujours certains problèmes de gestion d’émotions. Alors en replongeant dans un travail à plein temps vous risquez de ne pas être à même de supporter le stress et de replonger dans des crises de dysphorie et conduites à risque.

- Vais-je m’éloigner de mes proches pour chercher du travail ?
Il est évident que cela dépend de vous mais si vous combinez à la fois le stress d’un nouveau travail et que lorsque vous rentrez chez vous le soir, vous vous retrouvez dans une ville et seul(e), sans famille, sans connaissances, je crains que cette combinaison soit totalement explosive

Conclusion
S’il devait y avoir une conclusion à ceci, elle pourrait être

- Commencez à réfléchir le plus tôt possible à votre futur réinsertion professionnelle
- Pesez le pour et le contre de chaque possibilité
- Démarrez le plus progressivement possible
- Bannissez le contre-nature et les «je n’ai pas le choix» car vous le paieriez tôt ou tard
- N’hésitez pas à vous réorienter si cela ne «colle pas» avec votre situation de l’instant

Pages à lire

En cas "d'impossibilité" de travail, les aides financières possibles clik

SOURCE: AAPEL

_______________________________
Je vis avec mes émotions. Je suis ce que je ressens. Je vis au travers, à travers. Le coeur au bord des lèvres et les nerfs à fleur de peau. Je pleure la misère du monde à 8H et saute de joie à 9H. Enfant intérieur trop présent... dans un monde qui ne laisse pas de place à l'insouciance. Je porte mes chaines, et j'avance quand même... et je découvre que le chemin n'est pas tracé.©


"C'est parce qu'on imagine simultanément tous les pas qu'on devrait faire qu'on se décourage, alors qu'il s'agit de les aligner un à un." (Marcel Jouhandeau)

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