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 Le suicide

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Avez-vous déjà penser au suicide?
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MessageSujet: Le suicide   Sam 6 Sep 2008 - 2:36

Comme certains l'ont souligné, parler de suicide reste encore un sujet tabou. D'où l'ouverture de ce post avec un sondage, un article et vos commentaires et ressentis....
En parler, échanger et peut-être trouver des solutions et du soutien face à certaines souffrances peut être bénéfique.


Dernière édition par karen le Sam 6 Sep 2008 - 3:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le suicide   Sam 6 Sep 2008 - 2:41

Origines et définition
Le suicide (du latin sui caedere, se tuer soi-même) est l'acte délibéré de mettre fin à sa propre vie.
Dans le domaine médical, on parle aussi d'autolyse (du grec auto-, soi même, et -lyse destruction).
Pour considérer qu'on est en présence d’un suicide, la mort doit être l’intention de l’acte et non simplement une de ses conséquences. Si le suicide a des conséquences légales, il doit être généralement prouvé (autopsie, enquète judiciaire) qu’il y a eu intention et mort pour que l’acte soit qualifié de suicide selon la loi.

Statistiques
Dans le monde, 815 000 personnes se sont suicidées en 2000, soit 14,5 décès pour 100 000 habitants (un décès toutes les 40 secondes).
Les tentatives de suicide sont beaucoup plus fréquentes, mais leur nombre est très difficile à évaluer.
11 000 personnes se suicident chaque année en France, ce chiffre est effrayant...
Il est effrayant en effet, mais pourtant, le suicide reste un sujet dont on parle peu. Or, 160 000 personnes tentent chaque année de mettre fin à leurs jours. C'est donc un véritable problème de santé publique, qui touche toutes les tranches d'âge.
Le suicide représente en effet la deuxième cause de mortalité chez les jeunes entre 15-24 ans et la première chez les 25-34 ans.
Le décalage entre filles et garçons vient en partie du souhait inconscient des filles de pas trop abîmer leur corps et de partir en douceur.
Un autre chiffre est malheureusement lui aussi en augmentation, celui des personnes âgées qui choisissent de mettre un terme à leur vie. Cette différence entre les générations peut s'expliquer par une volonté forte de mourir chez les personnes âgées, et pas seulement de lancer un appel au secours.

Divers
Le suicide et la loi
Il fut des Etats où ironiquement le suicide pouvait être condanné par la peine de mort.
En France, le suicide n'est plus réprimé depuis le code pénal de 1810. Le suicide est une liberté civile c'est-à-dire qu'il est permis au sens où la loi ne le réprime pas.

La politique et le suicide
Le suicide a été utilisé dans l’histoire comme un acte politique d’opposition et de contestations. A l'époque contemporaine, le suicide est utilisé pour protester de façon spectaculaire contre une situation jugée insupportable.

source : wikipédia et psychologie


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MessageSujet: Re: Le suicide   Sam 6 Sep 2008 - 2:42

Facteurs de risque du suicide
Le suicide a en général des causes multiples. On peut classer les facteurs menant au suicide en trois catégories :

Les facteurs primaires
Les facteurs primaires sont des facteurs sur lesquels on peut agir, ils ont une valeur d'« alerte ».
Ce sont les antécédents personnels (tentatives de suicide précédentes, troubles de l'humeur), les antécédents familiaux et les troubles psychiatriques.

Les facteurs secondaires
Ce sont des facteurs sur lesquels on peut faiblement agir. Il s'agit de la situation sociale (isolement, solitude, chomage) et d'événements passés traumatisants (deul, abus sexuels, séparation, maltraitance).

Les facteurs tertiaires
Ce sont des facteurs sur lesquels on ne peut pas agir. C'est par exemple l'âge (la probabilité la plus forte est entre 35 et 54 ans, et au-delà de 70 ans), d'accepter son orientation sexuelle.

source : wikipédia


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MessageSujet: Re: Le suicide   Sam 6 Sep 2008 - 2:43

La typologie du suicide selon Emile Durkheim
Emile Durkheim, un des fondateurs de la sociologie, publie en 1897, son fameux livre "le suicide" où il analyse ce phénomène sous un angle social. Il distingue quatre sortes de suicide : le suicide égoïste, le suicide altruiste, le suicide anomique et le suicide fataliste. Dans chaque cas, la désintégration sociale est la cause première véritable.

le suicide altruiste
Il est particulièrement développé dans les sociétés où l'intégration est suffisamment forte pour nier l'individualité de ses membres. L'individu est tellement absorbé dans son groupe que sa vie ne peut exister en dehors des limites de ce groupe.

Le suicide égoiste
Il est le signe d'une société trop déstructurée pour fournir un motif valable d'existence à certains de ses individus.
C'est, par exemple, le suicide de l'adolescent solitaire.

Le suicide anomique
Le suicide anomique (absence de règle, violation de règle) est dû à des changements sociaux trop rapides pour que les individus puissent adapter leurs repères moraux. La rupture des règles peut être très néfaste au psychisme et conduire au suicide.
Il a été montré par des études que le suicide croît de façon proportionnelle aux dérèglements d'ordre social et d'ordre économique : qu'il s'agisse de crises boursières ou d’embellie économique, le taux de suicide augmente car l'individu perd ses repères et ses régulateurs.

Le suicide fataliste
Le suicide fataliste se définit par la prise en compte par l'individu d'un destin muré, immuable. C'est du suicide kamikaze, de celui dont l'avenir est impitoyalement muré. On retrouve le suicide des époux trop jeunes ou celui des esclaves et des prisonniers.

source : wikipédia


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MessageSujet: Re: Le suicide   Sam 6 Sep 2008 - 2:44

Prévenir et traiter
Malgré les efforts pour prévenir et traiter ces pathologies, le suicide demeure un problème majeur de santé publique.

Le suicide est généralement annoncé, beaucoup de suicidés essaient de prévenir leurs proches, de leurs envoyer des signaux. Plus ou moins nombreux, plus ou moins lisibles. Certains évoquent la possibilité d'en finir. Et contrairement à une idée largement répandue, il est totalement faux de croire qu'une personne qui parle de suicider à peu de chance de réaliser son geste. En parlant, elle exprime surtout sa souffrance et son désespoir. D'autres clignotants peuvent s'allumer : des changements de comportements, des troubles alimentaires, des problèmes récurrents de sommeil, des conduites addictives...

Ces pensées sont à prendre au sérieux, s'il y a un risque de tentative de suicide, il faut en parler avec la personne afin de pouvoir l'éviter. Cela ne l'incitera pas à finaliser son geste. Lorsque l'on discute, il ne faut pas porter de jugement, on peut tenter de lui faire se remémorer d'anciens problèmes et les stratégies qu'elle avait mises en œuvre pour les résoudre. Demandez-lui même s'il a déjà songé à la manière dont il entend le faire. Cela vous permettra de savoir où il en est. Et lui-même peut aussi prendre conscience de l'importance de son geste.

L'idéal serait de convaincre la personne de consulter un médecin ou de contacter une association spécialisée. Cependant, l'écoute dans le but de faire exprimer à la personne ses difficultés ne constitue qu'un premier stade de la prévention.

Selon le professeur Michel Debout :
«Lorsqu’on pense qu’une personne va mal, il ne faut pas hésiter à lui dire ce que l’on ressent. Et la manière dont on lui dit est importante. Si vous lui demandez : «ça ne va pas ?», elle risque de se renfermer dans une réponse de type : «Mais si ça va très bien.» Alors que si vous dites «je te sens mal», vous vous impliquez personnellement, et vous montrez que non seulement vous offrez une écoute, mais même un véritable dialogue. À partir de là, tout dépend de la situation et de votre lien avec elle. Mais vous pouvez essayer de l’orienter vers un soutien, un spécialiste ou une association qui pourront l’aider.»

Hospitalisation
Les personnes qui ont fait une tentative de suicide sont en général prises en charge en service de soins aigus à l'hôpital (à la suite d'un empoisonnement ou à des blessures nécessitant souvent une réanimation). Une fois l'épisode critique surmonté et l'éloignement de tout danger vital, le patient est orienté vers un service de psychiatrie. L'hospitalisation est volontaire dans la grande majorité des cas, mais certaines dépressions sévères (mélancolie, dépression délirante) peuvent entraîner une hospitalisation à la demande d'un tiers, voire une hospitalisation d'office. Dans tous les cas, les sujets ayant fait une tentative de suicide doivent être évalués par un psychiatre et souvent orientés vers une structure adaptée à la prise en charge d'une cause curable de suicide (dépression très souvent, mais aussi psychose, alcoolisme, etc.). Dans le cas d'un séjour en psychiatrie, il est proposé un suivi ultérieur en consultation psychiatrique (hospitalière ou avec un psychiatre libéral). Malgré ces efforts de prise en charge et la possibilité d'hospitalisation contre le gré du suicidant, en France, un quart des adolescents mineurs suicidants sortent de l'hôpital sans avoir eu de consultation psychiatrique.
Cette prise en charge des personnes qui tentent de se suicider est importante car les risques d'une nouvelle tentative sont grands (75 % dans les deux ans). Il est nécessaire de faire une prévention du suicide par l'explication de ce qu'est la dépression.

source : wikipédia et psychologie


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MessageSujet: Re: Le suicide   Sam 6 Sep 2008 - 2:47

L'organisme
Cette cognition particulière semble devoir être mise en relation avec un déficit des fonctions exécutives avec des difficultés dans l’élaboration des stratégies de prise de décisions.
Quelques mots de la neurobiologie du suicide, le trait régulièrement retrouvé est le dysfonctionnement du système sérotoninergique que celui-ci soit attesté par une diminution des métabolites urinaires de la sérotonine ou des métabolites au niveau du liquide céphalorachidien ou encore par une baisse de la fixation de la sérotonine au niveau préfrontal.

Psychiatrie
Dans un grand nombre de cas, le suicide s'intègre à l'évolution d'une pathologie psychiatrique, le plus souvent état dépressif, schizophrène, trouble de la personnalité, ect...

Le modèle stress prédisposition
90 % des victimes de suicide souffraient d’une pathologie psychiatrique au moment de leur mort mais beaucoup de patients psychiatriques ne font pas de tentatives de suicide. Une tentative de suicide antérieure est le meilleur prédicateur d’une tentative de suicide future mais seulement 20 à 30 % des patients qui se suicident ont fait avant une tentative de suicide. Par contre, l’intensité de l’idéation suicidaire est un facteur de risque de passage à l’acte. Des éléments stables du comportement sont retrouvés comme des marqueurs de prédisposition :


  • la dimension d’impulsivité/agressivité,
  • un trouble de la personnalité associé,
  • des antécédents d’alcoolisme ou d’abus/ dépendance à une substance,
  • un antécédent de traumatisme crânien,
  • des antécédents familiaux de tentative de suicide,
  • des abus et/ou violences dans l’enfance.
Le modèle du processus suicidaire
Il est possible d’observer un processus suicidaire chez l’individu avant le passage à l’acte. Les personnes suicidaires présentent une fragilité qui les prédisposerait à réagir de façon inadaptée lors de situations stressantes. Une perte quelconque (exemple : perte d’un(e) ami(e) ou deuil d'un proche) enclenche le processus.
L’état de crise peut être accompagné d’idéations passagères qui se transformeront en rumination, puis en cristallisation (formation d’un plan précis pour passer à l'acte : où ? quand ? comment ?) pour aboutir à la tentative planifiée. Dans la majorité des cas, le suicide n’est donc pas un acte impulsif, mais plutôt un acte prémédité qui résulte d'un processus bien défini.
La personne intervenant auprès d'un individu suicidaire doit être attentive aux signes associés à chaque phase du processus.
Le processus suicidaire est un processus qui se déroule sur quelques heures ou quelques jours. On y distingue trois étapes :


  1. Les pensées (idéation suicidaire),
  2. La crise suicidaire : les pensées de suicide deviennent omniprésentes (ruminations) et le patient élabore des scénarios de passage à l’acte,
  3. Le passage à l’acte suicidaire.
Les études faites sur le suicide ont trouvé les caractéristiques suivantes qui prédisposent au passage à l’acte suicidaire en situation de stress :


  • Tendance à se considérer comme perdant,
  • Incapacité à percevoir une possibilité de fuite, ce qui est à mettre en rapport avec une mémoire autobiographique remplie d’échecs et d’incapacités à résoudre les problèmes,
  • Sentiment que personne ne peut rien pour lui.

source : wikipédia


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MessageSujet: Re: Le suicide   Sam 6 Sep 2008 - 2:49

Aide téléphonique

Ce premier stade est généralement pris en charge téléphoniquement par des associations.
Tous ces services «se cantonnent exclusivement à l'écoute» et n'interviennent pas «même sur demande expresse de la personne en détresse».
Si la personne est jugée en danger immédiat, les intervenants retraceront l'appel et enverront des secours. C'est une ligne d'intervention.
Le service de SOS Amitié spécialisé peut orienter vers un psychiatre voire appeler les pompiers «à la demande expresse» de la personne. SOS Amitié a aussi un service d'écoute par courriel mais avec des délais de 48h pour les réponses.

source : wikipédia


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MessageSujet: Re: Le suicide   Sam 6 Sep 2008 - 2:50

S'il y a dècès
Pour l'entourage, le deuil après un suicide est l'un des plus terribles qui soient. A la douleur se mêle une immense culpabilité. Même s'ils ont “vu” avant, ils auront toujours le sentiment de ne pas avoir fait assez. Le suicide est un acte d'autant plus terrible qu'il implique tout le monde, à des degrés divers : la famille bien sûr, mais aussi les amis, le voisinage, les collègues... Et le sentiment de culpabilité est si lourd à porter que l'on cherche des “coupables” pour l'alléger.

Mais même s'il y a eu des signes annonciateurs, et il y en a dans les trois-quarts des suicides, il faut accepter que les raisons d'un tel geste appartiennent au plus intime de la personne qui l'a perpétré.

source : psychologie
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MessageSujet: Re: Le suicide   Sam 6 Sep 2008 - 23:15

c'est une bonne idée karen de lever ce tabou. ça peut être intéressant d'échanger là dessus...
j'ai fait une TS à 15 ans suite à une grosse dépression et à la réaction pas très adaptée de ma famille ( surtout préoccupés par ma grosse baisse ds les résultats scolaires) je crois qu'on peut ranger ça ds la catégorie "suicide égoiste" et plus précisement dans celle du "suicide de l'adolescent solitaire" lol :ujhi):
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MessageSujet: Re: Le suicide   Dim 7 Sep 2008 - 15:20

Salut karen
Salut liliana

Cet article est trés intéressant et les chiffres sont parlants, effrayants. Il y a plus de morts par suicide en France que de morts pendant la guerre d'Irak! Les chiffres sont clairs:

11 000 suicides réussis : 365 jours = 30 suicides réussis par jour

soit environ 1 suicide réussi toutes les 50 minutes en France. Ca veut dire que quand vous finirez de lire ceci, 1 personne sera morte.

Et ça reste tabou. Aucune information dans les journaux. Aucune information dans le populaire "journal de 20h00". Pourtant, la mort, c'est leur gagne pain. "Oui mais loin. Là-bas! C'est des sauvages! Ici, ça risquerait de tourner à l'émeute...."

Ce mutisme serait-il volontairement orchestré? Complot? En parler ouvertement équivaudrait à confirmer que les sociétés vont mal et que le système mondial est générateur de misère et de détresse permanente. Ca on s'en doutait me direz vous.

Aprés tout, l'économie vaut bien quelques morts, comme en temps de guerre, comme sur un champ de bataille. Les chiffres ne sont donc pas préts de baisser un jour. Et puis on dit "décés", pas "morts": politiquement incorrect...et ça fait peur!

Quels que soient tous les noms qu'on s'est scientifiquement appliqué à lui donner, le suicide restera ce qu'il est: La seule solution quand on n'en n'a plus. Un geste désespéré quand on en a assez de souffrir, d'avoir mal au corps, d'avoir mal à l'esprit, d'avoir mal à l'intérieur, d'avoir mal à soi.

Moi, ni je ne le justifie, ni je le condamne. J'ai un regard aussi plat sur lui que si je regardais l'océan. Nous ne sommes pas dans la tête des autres, nous ne sommes pas dans leur corps.

J'ai fait comme toi liliana, une tentative de suicide il y a quelques années. Je me suis retrouvé 15 jours dans le comas et je me suis réveillé (cadeau de la vie?) le jour de mon anniversaire. Il n'y avait pas de gateau ce jour là. Juste de la musique dans ma tête et mon esprit qui souhaitait repartir. Mon corps était déjà en train de pourrir. J'avais déjà des escarts. "A votre âge" comme m'a dit plus tard l'infirmière.

J'ai ensuite passé 15 jours en réanimation à avoir des hallucinations. Et à chaque fois que je me retrouvais seul ou que je fermai les yeux, cette musique revenait et je partais aussitôt, vers ce là-bas. Je n'avais plus envie de vivre.

Il a suffit à mon corps de rester alité pendant ces 15 jours de comas pour que je ne puisse plus marcher. Mes jambes n'obéissaient plus contrairement à ce que l'on peut voir dans les films.

Et puis un soir j'ai fait une prière. J'ai dit: "Mon Dieu, je ne sais pas ce que j'ai fait. Redonne-moi une chance et je ferai ce que je peux". A ce moment là quelque chose a caressé mes jambes délicatement et je me suis senti revivre. Le lendemain matin, il était peut-être 5 ou 6h00, j'ai sauté de mon lit et je me suis mis à faire des exercices musculaires pour retrouver l'usage de mes jambes.

Ca, ça a été au grand étonnement du type qui partageait ma chambre et des infirmières.

J'ai pu remarcher trés vite mais il a fallu attendre 10 jours pour pouvoir sortir de l'hôpital, je n'en pouvais plus. Ceux qui ont été hôspitalisé pour une longue période savent bien ce que c'est.

Et voilà l'histoire de ce suicide. Est-ce que je le regrette? Non. Je n'en n'ai aucun jugement. Est-ce que je le referai? On dit que 60% des gens qui ont fait une tentative recommencent. Pour l'instant je me bats pour faire partie des 40 autres %.


:hiu):
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MessageSujet: Re: Le suicide   Mar 30 Sep 2008 - 13:37

L’histoire débute le 8 mai 2007 lorsqu'une personne, Folliculaire, écrit un texte sur son blog: Profil du suicide: comment intervenir autour de nous? Son objectif était d’aider les personnes à mieux percevoir dans leur entourage ceux présentant des idéations suicidaires.

Afin de mieux saisir l’ampleur du problème et également connaître ce qu’une personne recherche sur Internet lorsqu’elle pense au suicide, voici quelques mots clés recherchés: "comment se suicider sans avoir mal", "suicide comment ne pas se rater", "se suicider rapidement sans douleur", "comment avoir le courage de se suicider", et "comment se suicider sans laisser de traces". La liste n’est pas exhaustive et je vous épargne quelques mots qui pourraient choquer certaines personnes.

Au total, 3 151 personnes, provenant du Québec, de la France, de la Suisse et de la Belgique, ont recherché un moyen pour se suicider sur le web en seulement un mois. À ce rythme, ce sont 38 325 personnes annuellement! En moyenne, son blog attire 105 personnes par jour. Plus de la moitié quitte la page après seulement quelques secondes. "Probablement qu’ils viennent de réaliser ma supercherie et ont compris que je ne les aiderais pas à mettre fin rapidement à leur vie".


:emobof:
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MessageSujet: Re: Le suicide   Ven 24 Oct 2008 - 13:05


ETUDE DU SERVICE DE PSYCHIATRIE ET DE PSYCHOLOGIE MEDICALE CHU ANGERS


Même si la question du suicide reste toujours une énigme aussi bien au niveau collectif qu’individuel, les travaux de ces dernières années ont permis de dégager des facteurs de risque, au premier rang desquels les pathologies psychiatriques.

Toutes entraînent un risque accru de suicide, avec des différences en terme de risque relatif. Si les troubles dépressifs arrivent largement en tête avec les conduites de dépendance alcoolique, les troubles anxieux majorent eux aussi le risque de suicide, au même titre que les troubles schizophréniques.

Les autopsies psychologiques retrouvent des troubles anxieux chez 11% des suicidés. Parmi les troubles anxieux, le trouble panique est le plus étudié. Il multiplie par 10 le risque de suicide et par 50 le risque de tentative de suicide. 42% des paniqueurs ont des antécédents de tentative de suicide, chiffre qui s’élève à 50% si le trouble panique est compliqué de dépression et à 72% si on y ajoute un abus d’alcool.

Les autres troubles anxieux sont moins souvent évoqués dans les différentes études, notamment la phobie sociale. Pourtant dès les 1ères descriptions de phobie sociale en 1846, on retrouve l’association phobie sociale-suicide puisque le patient ne supportant plus sa souffrance se suicide. Deux hypothèses sont classiquement retrouvées pour expliquer le lien entre les deux: soit le suicide intervient de manière indirecte du fait des complications dépressives ou l’abus d’alcool, soit suicide et phobie sociale sont directement liés et le suicide se produit suite à une situation angoissante.

Si le lien indirect est le plus décrit, il nous semble que la situation du phobique social peut entraîner à elle seule un risque suicidaire majeur, du fait de sa symptomatologie.
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MessageSujet: Re: Le suicide   Ven 24 Oct 2008 - 13:35

coucou écureuil,

ton post sur le suicide me fait froid dans le dos j'ai une amie qui c'est suicider j'en parlerai prochainement sur mon blog car cela c'est passé un 1er Novembre j'en ai terriblement souffert car on était trés proche elle n'avait que 24ans et il et trés dur d'aider quelqu'un de déterminer. Ces phrases était crues mais la façon de les exprimer était vraiment d'une simplicité comme si on demande a quelqu'un s'il veut un café c'est mystérieux.
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MessageSujet: Re: Le suicide   Sam 25 Oct 2008 - 13:32

Salut gothica.

Ce que tu rapportes de ta malheureuse amie est trés représentatif des 2 formes de suicides qui existent. On ne va pas en faire l'appologie mais on peut au moins l'expliquer.

En premier, il y a le suicide qui n'est qu'un appel à l'aide. La personne n'a pas forcément envie de mourir mais seulement qu'on lui prête une attention. Mais parfois ils réussissent. Ca représente la deuxième cause de mortalité chez les adolescents!

En second lieu, et c'est bien ce que tu exprimes, les gens ont non seulement envie d'en finir mais ils sont déterminés. Ils n'ont pas peur de la mort. Et s'ils en arrivent à se jeter du dixième étage, c'est qu'à cette seconde là dans leur esprit, il n'y a plus de place pour le doute et l'hésitation. Les mécanismes de survie sont dépassés.

Contrairement à ce que l'on croit, en France, ce ne sont pas les empoisonnements par médicaments qui font le plus de dégats. La pendaison a la première place et représente à elle seule plus d'un cas sur 3! Viennent ensuite les armes à feu (curieux!) avec 25% des cas, les médicaments 15%, la noyade 8%, et la défenestration 6%.

Les hommes se suicident 3 fois plus que les femmes mais en terme de tentatives, ce rapport est inversé. Les femmes appellent plus à l'aide que les hommes. On remarque aussi que les femmes ont toujours le souhait de conserver leur corps intacte. Elles choisissent donc des méthodes "douces" qui ne protent pas atteintes à leur visage ou leur corps.

90% des suicidés sont affectés par un ou plusieurs troubles psychiatriques au moment de l'acte: dépression 50%, alcoolisme 30% (et oui!), schizophrénie 6%.

Plus gros consommateur de tranquilisants du monde, la France tient aussi la première place mondiale pour le suicide. Le Japon est probablement en seconde position.
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MessageSujet: Re: Le suicide   Sam 25 Oct 2008 - 14:24

Citation :
Plus gros consommateur de tranquilisants du monde, la France tient aussi la première place mondiale pour le suicide. Le Japon est probablement en seconde position.

Ca ne m'étonne pas...
La France est très très en retard en terme de suivi pour les gens qui vont mal...malheureusement...
Les medecins sont pour la plupart des distributeurs de médicaments, qui ici n'en n'a jamais fait l'expérience??
Mais ils ne cherchent que rarement (heureusement il y a des bons!!) à régler le problème de fond.

Les gens se trouvent désemparés quand ils vont mal, s'enfoncent encore plus et se suicident non par choix mais parce qu'ils ne voyent plus que cette solution là.

Je ne dis pas que c'est toujours comme ça que ça se passe, comme Karen l'a très bien expliqué, il y a différents types de suicide.

Mais plus je lis des articles et autre, plus je me rend compte du retard de la France par rapport à d'autres pays.

Si on prend par exemple le Quebec, l'écart est flagrant!!

_______________________________
Je vis avec mes émotions. Je suis ce que je ressens. Je vis au travers, à travers. Le coeur au bord des lèvres et les nerfs à fleur de peau. Je pleure la misère du monde à 8H et saute de joie à 9H. Enfant intérieur trop présent... dans un monde qui ne laisse pas de place à l'insouciance. Je porte mes chaines, et j'avance quand même... et je découvre que le chemin n'est pas tracé.©


"C'est parce qu'on imagine simultanément tous les pas qu'on devrait faire qu'on se décourage, alors qu'il s'agit de les aligner un à un." (Marcel Jouhandeau)

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MessageSujet: Re: Le suicide   Dim 26 Oct 2008 - 5:46

Je pensais vraiment que le Japon était le pays qui tenait la première place pour le suicide. Depuis que je suis ici, le métro a du être stoppé au moins une dizaine de fois à cause d'un suicide ou d'une tentative.
Au Japon, la plupart des gens ne se sentent pas bien et il est très tabou d'en parler autour de soi. Il y a une semaine, un homme d'une trentaine d'année à brulé une salle de jeux à Tokyo parce qu'il était dépressif.
Malheureusement, au Japon, c'est vraiment très fréquent à cause du manque d'écoute autour de soi.
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MessageSujet: Re: Le suicide   Lun 27 Oct 2008 - 11:54

Bonjour maelyne.


Ton témoignage est surprenant. On pense tous du Japon que les gens sont heureux de leur société, sont heureux de bosser et s'accomodent de la dureté de leur système économique. Ces causes de suicides sont-elles connues? Peut-être que la surpopulation de l'île doit aussi jouer aussi.

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MessageSujet: Re: Le suicide   Mer 29 Oct 2008 - 19:06

Moi j'y penses souvent , et je suis persuadé que tout le monde y comprit les gens "normaux" y ont pensé au moins une fois dans leur vie .
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MessageSujet: Re: Le suicide   Mer 29 Oct 2008 - 19:17

oui dweliv je suis de ton avis on y a surement déja tous pensé quand on allez vraiment mal mais de la a agir j'en aurais jamais le courage je l'ai vécu et je peux te dire que la douleur et immense a chaque probléme il y a une solution sa j'en suis persuadé car le suicide c'est horrible pour ceux qui restent, insurmontable car on se pose tant de questions et on s'en veut de ne rien avoir fait ou vu.
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MessageSujet: Re: Le suicide   Jeu 30 Oct 2008 - 7:34

Oui, on a tendance à penser que les Japonais sont heureux de leur système, mais en réalité, non.
Le Japonais chez lequel je vis, m'a dit hier soir justement qu'il aimait son boulot mais qu'il songeait à soi en changer, soit quitter le pays. Il ma dit que son rêve était de construire une famille mais que le travail au Japon ne le permettait pas. Ils n'ont qu'un jour de repos par semaine et très très peu de vacances.
Bref, ils ne sont pas si heureux que ça. Et dans le système Japonais, il est important de marcher dans le même sens avant de rester un pays soudé en toute circonstance. Quelqu'un qui souffre ne se permettrai pas d'embêter quelqu'un d'autre avec ses problèmes.
Si les gens se suicident au Japon, c'est surtout à cause de la honte je crois. La honte de ne pas avoir reussis son examen ou encore d'avoir perdu son emploi...
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MessageSujet: Re: Le suicide   Ven 31 Oct 2008 - 17:03

:pinpin2: bonjour
je voulais juste vous dire que lorsque j'étais ado j'ai sans doute à un moment donné ou à un autre dû penser au suicide pour x raison (sans doute stupide d'ailleurs)mais pas depuis que je suis dans l'âge adulte, seulement aujourd'hui je suis face à ma fille qui est agoraphobe, et qui ne comprend pas ce qui lui arrive, elle me disait encore il y a une heure je suis certaine d'être folle par moment, et j'aimerai mourir maintenant pour arrêter de vivre en suffoquant sous mes angoisses. Et là je me dis que mon agoraphobie à moi que j'ai depuis 6-7 ans ne m'a jamais créer un tel souci parce que moi j'évite et peut éviter ses situations de stress mais pas ma fille, l'école par exemple heureusement depuis ce mois ci elle est déscolarisée et commence une thérapie mais sincèrement je ne peux rien faire de plus pour elle et cela m'angoisse énormément!!!
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MessageSujet: Re: Le suicide   Dim 30 Nov 2008 - 5:25

Bonsoir à tous,

C'est très dur pour moi de parler de ce sujet.

Gothica comme je comprends malheureusement ta peine d'avoir perdu un jour quelqu'un de cher. Il y a huit ans, jour pour jour, j'ai perdu ma meilleure amie. Je la considérais comme ma sœur, comme un modèle.

J'ai aussi fait des tentatives de suicide dans ma jeunesse, à chaque fois j'ai eu envie de mourir, mais à chaque fois j'ai manqué de courage pour finir ce que je venais de commencer...

Je rêve souvent de mon suicide, j'ai souvent des flash qui me reviennent dans mes journées, lors des périodes ou je vais mal...

Je vous souhaite une agréable nuit, pour ma part je n'arrive pas à trouver le sommeil.

Nymphetamine
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mariamélie
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MessageSujet: Re: Le suicide   Dim 30 Nov 2008 - 14:34

Nymphetamine je n'ai pas grand chose à te dire, mais bas toi, tu es sur la bonne pente: celle qui monte, alors continues comme ça. Et si parfois tu fais un pas en arrière, n'oublies pas que tu en as fais juste avant 2 en avant :hiu): Bon courage à toi

_______________________________
Je vis avec mes émotions. Je suis ce que je ressens. Je vis au travers, à travers. Le coeur au bord des lèvres et les nerfs à fleur de peau. Je pleure la misère du monde à 8H et saute de joie à 9H. Enfant intérieur trop présent... dans un monde qui ne laisse pas de place à l'insouciance. Je porte mes chaines, et j'avance quand même... et je découvre que le chemin n'est pas tracé.©


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MessageSujet: Re: Le suicide   Dim 30 Nov 2008 - 21:00

Je n'ai pas l'impression d'être sur une pente montante, au contraire en fait, j'ai l'impression de m'enfoncer un peu plus chaque jour. C'est étrange.
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Elwynia
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MessageSujet: Re: Le suicide   Dim 3 Fév 2013 - 2:02

Oui j'ai dèjà essayé en 2010 alors que j’étais suivie en tcc.
J’étais a une fête chez un ami ou j'ai bu énormément d'alcool pour oublier mes soucis du moment
je voulais dormir pour toujours.
Je m’étais endormie à la cave, mon ami et un autre m'ont porté jusqu'a l'étage.
Voyant que je dormais depuis trop longtemps me renversa un verre d'eau glacé au visage
il me secouait et criait " tu vas te réveiller oui!!!!
j'ouvrais lentement les yeux et me sentait vraiment très mal, je lui en voulais presque de m'avoir aidé.
Quelques jours après au téléphone mon ami m'as dit : Ne me refais plus une peur pareille
ne recommence plus .
J’étais désolée et culpabilisais beaucoup mes proches me disaient simplement ça arrive a tout le monde une cuite .
Je n'ai jamais raconté à personne que j'ai fait ça pour essayer de me tuer et que ce n’était pas un accident.

Bref je m'en voulais d'avoir causé du souci a mes proches .
Avoir envie d'en finir uniquement parce que je me sentais seule et enfermée dans mon mur de glace sans savoir comment en sortir .
La vie vaut la peine d’être vécue pour ses joies et mêmes ses douleurs
Pourquoi faut il que je fasse un acte aussi grave pour enfin en prendre conscience.
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