Forum Agoraphobie et Phobie Sociale - entraide


 
AccueilAccueil  PortailPortail  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 L'estime de soi

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité



MessageSujet: L'estime de soi   Lun 1 Sep 2008 - 11:47



"Généralement, les autres m'aiment bien", "je suis performant dans mon travail", "même si la vie devient difficile, je trouverai les moyens de l'affronter"... Ce genre de conviction manifeste une bonne estime de soi et procure à l'individu bien-être et capacités d'action.

Longtemps en Occident, l'humilité a été un idéal. Emmanuel Kant pouvait ainsi écrire: "L'amour de soi, sans être toujours coupable, est la source de tout mal". Puis l'individu est devenu la valeur primordiale de nos sociétés, et avec lui son ego. Si Blaise Pascal pouvait écrire "Le moi est haïssable", quelques siècles plus tard, la formule était ironiquement complétée par Paul Valéry: "Mais il s'agit de celui des autres".

L'estime de soi est aujourd'hui devenue une aspiration légitime aux yeux de tous, considérée comme une nécessité pour survivre dans une société de plus en plus compétitive. La question de l'estime de soi s'est même posée à certains responsables politiques. Ainsi, l'Etat de Californie avait décrété qu'il s'agissait d'une priorité éducative et sociale de premier ordre (California Task Force to promote self-esteem and social responsability, 1990) soulignant que "le manque d'estime de soi joue un rôle central dans les difficultés individuelles et sociales qui affectent notre Etat et notre nation"!

Plus modestement, qu'en est-il aujourd'hui des connaissances psychologiques sur l'estime de soi ?

L'estime de soi est une donnée fondamentale de la personnalité, placée au carrefour des trois composantes essentielles du soi: comportementale, cognitive et émotionnelle. Elle comporte des aspects comportementaux (elle influence nos capacités à l'action et se nourrit en retour de nos succès) et cognitifs (elle dépend étroitement du regard que nous portons sur nous). Enfin, l'estime de soi reste pour une grande part une dimension fortement affective de notre personne: elle dépend de notre humeur de base, qu'elle influence fortement en retour.

Une bonne estime de soi facilite l'engagement dans l'action, et permet une stabilité émotionnelle plus grande.

Mais doit-on parler d'une ou de plusieurs estimes de soi?




Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: L'estime de soi   Mar 2 Sep 2008 - 11:19




Le concept d'estime de soi présente les mêmes difficultés que celui d'intelligence: la multiplicité de ses sources et de ses manifestations le rend particulièrement difficile à cerner clairement. Il est bien possible que l'estime de soi, plutôt qu'une dimension unique, soit la résultante de plusieurs composantes.

Chez l'enfant, elle recouvre souvent au moins 5 dimensions :

- l'aspect physique («est-ce que je plais aux autres?»)

- la réussite scolaire («suis-je bon élève?»)

- les compétences athlétiques («est-ce que je suis fort(e), rapide, etc?»)

- la conformité comportementale («les adultes m'apprécient-ils?») ;

- la popularité («est-ce qu'on m'aime bien?»).

Ces dimensions ne se distribuent pas forcément de manière homogène: un enfant peut, par exemple, présenter une estime de soi élevée dans les domaines de l'apparence physique, de la popularité et de la conformité, mais s'évaluer négativement en matière de résultats scolaires et de compétences athlétiques. Un autre phénomène cognitif intervient également: l'importance accordée à chacun de ces domaines. Si l'enfant se juge favorablement sur le plan scolaire mais estime que ces compétences ne sont pas si désirables que cela dans le milieu où il évolue, l'estime de soi n'en sera alors pas confortée pour autant.

Ces composantes sont assez proches chez l'adulte: il faut simplement remplacer la réussite scolaire par le statut social. Quant aux compétences athlétiques, importantes dans la cour de récréation (savoir se défendre ou échapper aux grands) ou lors du cours de gymnastique (ne pas se déshonorer aux yeux des autres), elles le sont moins dans les couloirs de l'entreprise ou autour de la table familiale. Elles peuvent cependant redevenir importantes pour un adulte dans certains milieux (travailleurs manuels) ou contextes spécifiques (comme les vacances, où les capacités physiques sont remises en avant au travers du sport ou de la mise à nu partielle du corps).

Dans tous les cas, se positionner par rapport aux personnes de son environnement immédiat représente l'un des mécanismes fondamentaux d'ajustement de l'estime de soi. L'ensemble des études confirme que pour la plupart des individus, il apparaît en effet capital de figurer "au-dessus de la moyenne".




Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: L'estime de soi   Mer 3 Sep 2008 - 11:43




Des chercheurs à l'université de l'Iowa, ont montré récemment que 90% des hommes d'affaires s'estiment supérieurs à l'homme d'affaires moyen, 70% des élèves de grandes écoles pensent avoir des capacités au-dessus de la moyenne et 90% des professeurs de lycée s'estiment supérieurs à leurs collègues, etc.

Cet effet bénéficie aussi un peu aux proches: interrogés sur leurs qualités et leurs défauts, la plupart des individus se considèrent légèrement meilleurs que leurs amis.

On se compare également aux autres, pour réguler son estime de soi lorsque l'on est confronté à des difficultés. Mais le résultat de cette comparaison sociale sera différent selon l'estime que l'on a de soi-même: les sujets à haute estime de soi comparent plus volontiers vers le bas ("il y a pire que moi") tandis que ceux à basse estime de soi s'enfoncent en comparant vers le haut ("beaucoup de personnes sont meilleures que moi").

Un des auteurs les plus spectaculaires en matière d'autodévalorisation comparée reste certainement le philosophe Emil Cioran: "Je ne connais personne de plus inutile et de plus inutilisable que moi".

Le regard des autres est donc un paramètre essentiel de l'estime de soi. De nombreux chercheurs comparent l'estime de soi à un "sociomètre", et la considèrent avant tout comme le reflet du sentiment de popularité et d'approbation par autrui: plus le sujet pense qu'il est l'objet d'une évaluation favorable par les autres, plus cela améliore son estime de soi.

Ce phénomène est différent de l'autosatisfaction liée au leadership.




Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: L'estime de soi   Mer 3 Sep 2008 - 16:10

Très intéressant ce sujet sur l'estime de soi.

C'est une sorte de filte au travers duquel on voit le monde je trouve.

Je manque beaucoup d'estime de moi, du coup quand je me compare aux autre, c'est rarement en ma faveur. Et puis vu ce que j'ai vécu, je pense que les autres souvent me renvoi pas une bonne image de moi, et ça reste. Et ensuite quand on me renvoi une bonne image de mo, j'ai du mal à y croire, je doute, je me demande si c'est sincère.

Tout ça pour dire que l'estime de soi, c'est une composante de premier plan pour un individu.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: L'estime de soi   Jeu 4 Sep 2008 - 11:54

Salut nk75.

Comment vas-tu?

Tu as bien raison, l'estime de soi est devenue trés importante dans nos sociétés et à notre époque. L'estime de soi ne peut exister que grace aux regards des autres. Un bûcheron perdu dans sa forêt ou un inuit seul sur sa banquise n'en sont certainement pas affectés. C'est donc bien une composante de la vie en société.

Bien sûr, on peut toujours tenter de s'auto-satisfaire dix mille fois par jour, mais à la moindre première contrariété, on se dégonflera comme une simple baudruche!

Oui, l'estime de soi s'entretient aujourd'hui, malheureusement, par le regard des autres.

Nous tous, de part nos maladies, avons un regard amoindri de notre estime. Il est plus ou moins fort selon les individus. Mais il est clair que dans ce monde où l'on ne fait la part belle qu'aux personnes en bonne santé, nous zigzagons continuellement dans le regard des autres. C'est alors un cercle vicieux qui nous emprisonne.

Personnellement je prone le "je m'en fous des autres". Il faut faire ce que l'on a à faire, du mieux qu'on peut le faire et point barre. Une fois la chose faite, on passe à autre chose et on continue sa vie tout simplement.

Alors tu vois nk75, ne te soucis pas du regard des autres. Escalade des montagnes, va à la pêche, cours tout nu sur la banquise, ou fait 3 fois le tour de la terre, mais vis ta vie et construit ta propre estime de toi avec tout ce que tu sais faire.


Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: L'estime de soi   Ven 5 Sep 2008 - 11:36




Pour l'estime de soi, ce qui est le plus favorable c'est d'être, ou se sentir, aimé, plus encore que d'être, ou se croire, dominant. Ainsi, les nourritures relationnelles de l'estime de soi (être apprécié) pèsent sans aucun doute plus lourd que les nourritures matérielles (être performant). L'estime de soi des élèves populaires auprès de leurs camarades peut donc être plus élevée que celle des premiers de la classe.

Les chercheurs ayant travaillé sur l'acquisition de l'estime de soi ont d'ailleurs tous souligné l'importance, pour le bon développement de cette dernière, de l'expression par les parents d'un amour inconditionnel à leurs enfants, indépendamment de leurs performances. L'enfant intériorise alors que sa valeur ne dépend pas que de sa performance.

Par ailleurs, les sujets à basse estime de soi sont d'autant plus hésitants à prendre des décisions qu'ils savent que celles-ci seront observées et commentées par des évaluateurs: l'échec aura un caractère public. Par contre, les décisions qui ne seront pas soumises à évaluation sont beaucoup plus facilement prises: la peur de l'échec ne parasite pas.

Ce poids du regard d'autrui sur l'estime de soi est hélas toujours plus marqué à la baisse qu'à la hausse: le sociomètre présente quelques vices de forme..! Une expérience de psychosociologie le souligne clairement.

Des volontaires étaient affectés à un travail, qu'ils auraient à effectuer en groupe ou individuellement. A certains, on faisait croire que ce choix était volontaire: "Vous avez été choisi par les membres du groupe pour travailler avec eux", ou "vous avez été refusé par les membres du groupe, et vous travaillerez donc seul". A d'autres, on annonçait que le choix était aléatoire: "Il y a eu un tirage au sort, certains rejoindront les groupes et d'autres travailleront seuls".

Les résultats de cette étude ont montré que l'estime de soi des participants à cette expérience n'était pas touchée si le choix était présenté comme le fruit d'un tirage au sort. Par contre, si la décision paraissait émaner du groupe, le fait d'avoir été choisi n'augmentait que modérément l'estime de soi, alors que le fait d'avoir été rejeté l'abaissait sérieusement... Etre choisi ne fait donc que rassurer, alors qu'être exclu déstabilise fortement.

On comprend mieux les forts enjeux affectifs des choix d'équipes de sport ou....dans les cours de récréation, lorsque deux enfants leaders désignent chacun à tour de rôle les membres de leur équipe: ("toi avec moi, puis toi, et toi..."). Etre exclu de l'équipe ("désolé, tu seras remplaçant") ou choisi en dernier ("tu vas jouer gardien de but") est souvent une humiliation de premier plan, et un cruel rappel de sa faible valeur dans la hiérarchie (aléatoire?) du groupe.




Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: L'estime de soi   Mar 9 Sep 2008 - 11:45



Une faible estime de soi est souvent associée à des stratégies de repli sur soi ou de réticence à parler de ses soucis, d'autocritique excessive ou un déni des difficultés... Dans cette même optique, un lien étroit entre estime de soi et capacités d'autocontrôle a été souligné par plusieurs équipes: on définit l'autocontrôle par la capacité d'un sujet à s'engager dans des actions qui apportent des bénéfices à long terme (comme réussir des examens) malgré l'absence de bénéfices à court-terme, voire des inconvénients immédiats (moins jouer ou moins sortir que ses camarades). Ces stratégies d'autocontrôle sont par exemple celles qui font défaut aux personnes à basse estime de soi, ayant du mal à suivre des régimes alimentaires, observer des consignes d'hygiène de vie (ne plus fumer, faire du sport), etc.

La plupart des études soulignent que les sujets à basse estime de soi s'engagent avec beaucoup de prudence et de réticences dans l'action; ils renoncent plus vite en cas de difficultés; ils souffrent plus souvent de procrastination, cette tendance à hésiter et à repousser à plus tard toute prise de décision. Comme l'écrivait Jules Renard dans son Journal: "Une fois que ma décision est prise, j'hésite longuement..!"

A l'inverse, les sujets à haute estime de soi prennent plus rapidement la décision d'agir, et persévèrent davantage face à des obstacles. L'explication de ces différences tient entre autres à la perception des échecs: les sujets à basse estime de soi tendent à procéder face à l'échec à des attributions internes ("c'est de ma faute"), globales ("cela prouve que je suis nul") et stables ("il y aura d'autres échecs"). Tandis que leurs homologues à haute estime de soi vont le plus souvent recourir à des attributions externes ("je n'ai pas eu de chance"), et instables ("après la pluie, le beau temps: des succès viendront ").

Ces deux dynamiques s'autoentretiennent. La première pousse le sujet à basse estime de soi à entreprendre aussi peu que possible, par peur de l'échec, donc à douter davantage, etc. Tandis que la seconde incite le sujet à haute estime de soi, moins préoccupé par le risque d'échec, à multiplier les actions, qui peu à peu vont nourrir et consolider sa confiance en lui-même, et le pousser à renouveler ses initiatives.




Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: L'estime de soi   Ven 12 Sep 2008 - 11:39




Chez les sujets timides, présentant une basse estime d'eux-mêmes, leurs évitements (rester en retrait, ne pas prendre d'initiatives) valident et consolident la médiocre image qu'ils ont d'eux-mêmes ("je ne suis pas capable d'intéresser les autres"); le moindre échec est vécu comme une catastrophe personnelle et sociale majeure, ruminé longuement, et ensuite utilisé comme frein à de nouvelles entreprises ("souviens-toi de ce qui t'était arrivé lorsque tu as voulu agir... ").

A côté des manifestations comportementales de l'estime de soi, existent également des phénomènes cognitifs d'autoévaluation. Il a été démontré que les sujets à basse estime de soi, lorsqu'ils sont invités à se décrire, se montrent prudents et hésitants, abusant de la nuance jusqu'au flou. Ces difficultés sont moins tranchées lorsqu'ils sont amenés à décrire des proches et sont donc spécifiques de leur regard sur eux-mêmes. Ils se préfèrent des qualificatifs neutres aux positifs. Les sujets à haute estime de soi par contre parlent d'eux en termes plus tranchés et plus affirmatifs, et se montrent moins dépendants de leur interlocuteur: ils peuvent ainsi affirmer "je déteste l'opéra" au milieu d'un groupe de mélomanes.

En psychiatrie, plusieurs études ont confirmé le lien entre basse estime de soi et risque dépressif. La faible estime de soi est aussi l'un des symptômes de la dysthymie, trouble de l'humeur caractérisé par un état dépressif peu intense mais d'évolution chronique sur plusieurs années. Des travaux sur la stabilité de l'estime de soi ont aussi pu montré que les sujets à estime de soi instable, très dépendante des événements extérieurs, étaient plus souvent victimes d'états émotionnels à polarité négative (peur, colère...) que ceux dont l'estime de soi était plus stable et résistante.




Revenir en haut Aller en bas
mariamélie
Agora' accroc
Agora' accroc
avatar

Féminin
Nombre de messages : 2756
Age : 28
Localisation : Perdue...
Date d'inscription : 14/11/2007

MessageSujet: Re: L'estime de soi   Sam 13 Sep 2008 - 0:21

:8+): Merci Ecureuil!!! :rto):

_______________________________
Je vis avec mes émotions. Je suis ce que je ressens. Je vis au travers, à travers. Le coeur au bord des lèvres et les nerfs à fleur de peau. Je pleure la misère du monde à 8H et saute de joie à 9H. Enfant intérieur trop présent... dans un monde qui ne laisse pas de place à l'insouciance. Je porte mes chaines, et j'avance quand même... et je découvre que le chemin n'est pas tracé.©


"C'est parce qu'on imagine simultanément tous les pas qu'on devrait faire qu'on se décourage, alors qu'il s'agit de les aligner un à un." (Marcel Jouhandeau)

Revenir en haut Aller en bas
http://agoraforum.positifforum.com
Invité
Invité



MessageSujet: Re: L'estime de soi   Mer 17 Sep 2008 - 11:26




Enfin, pour terminer cette longue étude, l'estime de soi a pu être comparée à un véritable "système immunitaire du psychisme": tout comme notre immunité biologique nous protège des agressions microbiennes ou virales, une des fonctions de l'estime de soi serait de nous protéger de l'adversité.

Au Canada, une équipe d'étudiants en psychologie a montré récemment que les sujets à basse estime de soi faisaient moins d'efforts pour se remonter le moral après un revers. Après avoir été mis en échec en situation expérimentale, ils vont moins souvent choisir de regarder un film amusant que les sujets à haute estime de soi, alors qu'ils considèrent par ailleurs que cela leur ferait sans doute du bien.

Cette spirale négative représente un problème très courant en psychopathologie: les thérapeutes observent souvent que ce sont précisément les patients les plus fragiles qui ont recours aux stratégies de réparation les moins adaptées.

Les psychanalystes parlaient à ce propos de "névrose d'échec", mais on est aujourd'hui plus prudent sur les motivations éventuelles de ce type de comportements contre-productifs. Peut-être que cette relative complaisance des sujets à basse estime de soi, ce "désir de rester triste" comme ils l'expriment parfois, est due à un sentiment de familiarité avec les émotions négatives habituellement ressenties: on se reconnaît alors davantage dans la morosité que dans la satisfaction, on y est en terrain de connaissance.

Et pour finir sur une petite réflexion, comme le notait le philosophe Emile Cioran: "La seule manière de supporter revers après revers est d'aimer l'idée de revers. Si on y parvient, plus de surprises: on est supérieur à tout ce qui arrive, on est une victime invincible."




Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: L'estime de soi   Mer 17 Sep 2008 - 22:07

merci pour cette réflection sur l'estime de soi, écureuil! c'était très intérressant!
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: L'estime de soi   

Revenir en haut Aller en bas
 
L'estime de soi
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» ICM Estime de soi
» L'estime de soi
» Quel niveau d'estime avez-vous de vous-même ?
» Positiver, changer de vie, estime de soi...
» Comment retrouver l'estime de soi?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Forum Agoraphobie et Phobie Sociale - entraide :: Agoraforum :: Forum Psychologie-
Sauter vers: