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 La mélancolie

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MessageSujet: Re: La mélancolie   Mar 20 Mai 2008 - 2:22

(Dépression) mélancolique

Définition de la mélancolie

Etat de dépression intense vécu avec un sentiment de douleur morale. La mélancolie est un aspect grave de la dépression. Cette dépression profonde de l'humeur est marquée par:


  • une inhibition psychomotrice, le ralentissement physique et psychique est prédominant, conduisant à l'inertie, au mutisme, au repli. perte de l'initiative, ralentissement psychomoteur, parfois état de stupeur...,
  • une douleur morale intense avec désespoir, anxiété majeure et auto dépréciation, l'agitation et l'anxiété sont majeures, avec notion de désespoir, perte de l'estime de soi, idées suicidaires
  • des idées délirantes sur le thème de l'indignité, de la culpabilité, de la ruine... L'auto accusation pourra devenir persécution par l'amorce d'une projection vers l'extérieur (délire de persécution ou d'indignité). Il pourra aussi y avoir un délire de négation du corps
  • un risque suicidaire élevé.


Dernière édition par karen le Mar 20 Mai 2008 - 2:30, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La mélancolie   Mar 20 Mai 2008 - 2:26

Signes cliniques
La mélancolie représente la forme majeure des états dépressifs. Qu'elle soit réactionnelle à un événement ou d'apparence spontanée, elle s'installe progressivement sur plusieurs semaines. Il n'existe généralement aucun rapport compréhensible entre les symptômes mélancoliques et la situation familiale ou sociale du patient. Cependant, un événement psychologique émotionnel a pu jouer le rôle de facteur déclenchant.
Début : Le début est habituellement progressif et insidieux. Pendant quelques semaines le malade se sent envahi par le découragement, l'insécurité. Il devient sombre, pessimiste, morose, sans élan. Son humeur est triste. La fatigue et un malaise général lui font cesser ses activités sociales, professionnelles... Sa volonté s'effondre et il se désintéresse de toute distraction. L'insomnie est précoce et constante. Le patient éprouve parfois des sensations physiques pénibles dans le corps.
Période d'état : Elle se trouve réalisée en quelques semaines, plus rarement en deux ou trois mois. L'aspect du mélancolique est pâle, prostré, immobile, muet ou ne proférant que plaintes et gémissements. Son visage devient tragique, ses traits sont décomposés. Il déambule lentement jour et nuit en proie à une angoisse très perceptible.
Chez les femmes, on constate souvent une aménorrhée. Le ralentissement du tractus digestif entraîne des constipations, de l'aérophagie, un pouls inconstant, une tendance à l'hypotension.
Quand il communique, c'est pour s'accuser de fautes antérieures ou demander qu'on mette fin à sa vie. Il existe alors un grand risque suicidaire (impulsion-suicide).
Le syndrome mélancolique comprend une humeur triste, un ralentissement idéomoteur, des idées de suicide, une réticence aux sollicitations, des insomnies, des troubles digestifs, une perte d'appétit, un désintérêt global. La communication, quand elle démarre, est lente, les réponses sont proférées à voix basse, entrecoupées de soupirs. Le discours est centré sur la personne. Toutes ces idées pessimistes orientées vers la faute ou le malheur ont pour conséquence les conduites suicidaires du mélancolique.
La réticence : C'est un symptôme très fréquent, à tous les stades de la maladie. Le malade ne parle pas ou dissimule, diminue, amoindrit les troubles qui l'envahissent. Il taira en particulier les idées de suicide.
La réticence est un signe de dangerosité. Une amélioration apparente peut n'être qu'une façade pour endormir la surveillance.
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MessageSujet: Re: La mélancolie   Mar 20 Mai 2008 - 2:28

Le délire
La mélancolie peut revêtir plusieurs aspects. Il pourra ainsi y avoir l'apparition de thèmes délirants.

Délire mélancolique aigu de persécution : les idées de persécution sont exposées sur un mode monotone. Elles sont stéréotypées et passives. Elles portent sur le passé, comme par exemple les propos malveillants des voisins, la méchanceté d'un collègue... Il y a une conviction absolue du patient. On note de fréquentes interprétations, des illusions (un visiteur est pris pour un policier qui vient l'arrêter) et l'absence habituelle de réactions hétéro-agressives. Il ne riposte pas, mais a tendance à se soustraire par la fuite, le suicide ou l'automutilation.

Délire hypocondriaque de négation : les idées hypocondriaques sont marquées par la bizarrerie et le fantastique. Idées de transformation ou d'énormité corporelle externe... etc. L'évolution après l'accès mélancolique verra parfois se chroniciser ce délire, avec l'ajout de thèmes démoniaques, d'immortalité...


Dernière édition par karen le Mar 20 Mai 2008 - 2:32, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: La mélancolie   Mar 20 Mai 2008 - 2:29

Traitement d'urgence
Cette recherche de la mort et ce refus des moyens de vivre (refus de nourriture, perte des instincts de conservation...) vont dicter une conduite urgente. Ce sera l'hospitalisation avec la mise en place d'un traitement antidépresseur (pharmacologie par voie parentérale. L'utilisation des antidépresseurs et celle des neuroleptiques sédatifs permettent généralement d'obtenir en une ou deux semaines la guérison de deux cas sur trois. La mélancolie délirante en particulier répond assez bien aux traitements antidépresseurs.
L'ambiance autour du patient doit être faite d'attitude généreuse, de soutien fondé sur la compréhension de la douleur morale. L'isolement relatif est prescrit selon l'effet des visites sur le patient. La surveillance du risque suicidaire sera constante sans trop peser.
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MessageSujet: Re: La mélancolie   Mar 20 Mai 2008 - 2:31

Evolution
La mélancolie évolue spontanément, d'une manière périodique, dans le cadre de la psychose maniaco dépressive. Les traitements réduisent la durée des crises et évitent généralement ou espacent leur survenue. La fin de l'accès mélancolique est marquée par la régularisation du sommeil et de l'appétit. Le patient fait généralement la critique des troubles qu'il manifestait. Le pronostic immédiat est bon, le malade retrouvant son état mental antérieur. Par contre le pronostic sur le long terme doit être réservé car il y a possibilité de nouveaux accès qui ont tendance à se rapprocher au fur et à mesure que l'âge avance. Les rémissions entre les accès pourront aussi avoir tendance à devenir incomplètes.
Complications : une rechute en période de convalescence pourra avoir lieu, et c'est alors avec un grand danger de suicide. Il y a aussi le risque d'un virage très rapide à l'accès maniaque sous traitement, avec passage éventuel au délire aigu.
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mariamélie
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MessageSujet: Re: La mélancolie   Mar 20 Mai 2008 - 12:14

Merci Karen, c'est super ton post sur ce trouble.
C'est vrai qu'on n'y pense pas à la mélancolie comme "trouble", mais plutot comme sentiment... ton post a donc remis les idées au clair!!

J'espère que tu n'as pas fait ce post car tu es mélancolique Karen... si? :snif9:

Bisous bon courage!:callme:

_______________________________
Je vis avec mes émotions. Je suis ce que je ressens. Je vis au travers, à travers. Le coeur au bord des lèvres et les nerfs à fleur de peau. Je pleure la misère du monde à 8H et saute de joie à 9H. Enfant intérieur trop présent... dans un monde qui ne laisse pas de place à l'insouciance. Je porte mes chaines, et j'avance quand même... et je découvre que le chemin n'est pas tracé.©


"C'est parce qu'on imagine simultanément tous les pas qu'on devrait faire qu'on se décourage, alors qu'il s'agit de les aligner un à un." (Marcel Jouhandeau)

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MessageSujet: Re: La mélancolie   Mar 20 Mai 2008 - 22:27

Merci karen, je ne savais pas du tout que la mélancolie faisait partie de la dépression, je croyais qu'on pouvais très bien être mélancolique sans être dépressif ! Ben voila je sait maintenant ! Merci :uj)):
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MessageSujet: Re: La mélancolie   Mer 21 Mai 2008 - 3:27

Citation :
Marimilie :
J'espère que tu n'as pas fait ce post car tu es mélancolique Karen... si? :snif9:
C'est gentil de t'inquièter Marimilie :rto): mais faut pas! Je sais que parfois on fait des posts par rapport certaines choses qui nous touchent personnellement mais je ne suis pas mélancolique!
Citation :
Princesse :
Merci karen, je ne savais pas du tout que la mélancolie faisait partie de la dépression, je croyais qu'on pouvais très bien être mélancolique sans être dépressif !
Marimilie :
Merci Karen, c'est super ton post sur ce trouble.
Pour une fois que la blonde à une idée de post! :ujhi):
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